Philippe Bond, le plaisir pur de la scène

Tout ce qu’il raconte dans son spectacle est vrai ou presque, soutient l’humoriste Philippe Bond qui ne peut imaginer sa vie sans l’humour. C’est sur la scène qu’il se sent le plus en confiance.

Après un premier passage au Nouveau-Brunswick à l’automne 2017, l’humoriste québécois est de retour dans la province afin d’offrir cinq représentations de son spectacle Philippe Bond 2, du 16 au 20 janvier.

Après quatre ans de tournées et 320 représentations, il entame la dernière ligne droite de ce spectacle qu’il conclura le 2 février au Centre Bell à Montréal.

Il est heureux d’être de retour en Acadie en fin de tournée. En septembre, l’accueil a été chaleureux et il s’est même fait de nouveaux amis.

«Plus tu vas loin, plus les gens sont accueillants et c’est la même chose au Nouveau-Brunswick», a exprimé l’humoriste au cours d’un entretien téléphonique.

Enthousiaste et débordant d’énergie, l’humoriste parle de la scène avec passion. Diplômé de l’école nationale de l’humour en 2002, il a exercé un million de métiers avant de gagner sa vie en humour, que ce soit en construction, dans la restauration ou encore comme laveur de vitres. Il estime que ces métiers ont forgé en quelque sorte son caractère et sa personnalité.

Ce conteur efficace qui livre des anecdotes loufoques sur fond de vérité, s’inscrit dans le style des Michel Barrette, Jean-Marc Parent et Louis-José Houde. Il confie que son entourage est très drôle et il n’a aucune difficulté à trouver de l’inspiration.

«Je change les lieux, un peu les personnages, mais le fond de l’histoire est toujours une vérité. Des fois, c’est quasiment impossible à croire parce que j’ai une famille tellement drôle. Dans mon premier spectacle, je parlais beaucoup de mon père et dans le deuxième, j’ai plus consacré le spectacle sur moi, mes amis proches, les voyages et mes premiers emplois avant de devenir humoriste.»

Pour ce deuxième spectacle, Philippe Bond s’est donné beaucoup de latitude en se permettant d’improviser et de jaser avec le public. Ces échanges ont inspiré de nouveaux numéros qu’il a inclus au fil des tournées.

«Je n’ai pas l’impression que je fais ce spectacle depuis quatre ans parce que je le modifie pas mal chaque soir. Je ne rentre jamais sur scène de la même façon. C’est pour ça que j’aime encore beaucoup ce spectacle.»

En spectacle, il dresse un bilan de sa première tournée en racontant quelques anecdotes vécues, comme lorsqu’une femme s’est levée en plein milieu d’un spectacle pour lui parler.

Pour Philippe Bond, l’amitié prime. Il raconte que chacun de ses amis est un personnage en soi. S’il n’hésite pas à parler de ses amis en spectacle, à publier des photos personnelles sur sa page Facebook ou encore à rencontrer le public après un spectacle pour des séances de photos et signer des autographes, il estime toutefois qu’il y a des limites à étaler sa vie privée sur la place publique.

«J’ai eu une demande pour faire la une du magazine 7 jours avec ma copine et j’ai refusé. Je ne vais pas aller m’exposer avec mon enfant ou ma copine. Je me garde toujours une petite intimité sauf que d’aller prendre une bière un soir avec des fans ça me fait plaisir.»

Sa carrière propulsée

Après avoir assuré la première partie du spectacle Suivre la parade de Louis-José Houde pendant quelques années, Philippe Bond s’est fait remarquer comme chroniqueur à la radio. Pendant plusieurs années, il a cumulé ses chroniques à la radio le matin, son travail à la télévision le jour et ses spectacles le soir.

«Aujourd’hui, j’ai mis la radio et la télé de côté et là, je fais seulement des spectacles et je suis tellement heureux. J’ai écrit un projet de télésérie humoristique et dramatique. Si jamais le projet voit le jour, tant mieux. Sinon c’est juste un projet que je voulais mettre sur papier, mais ce n’est pas une priorité. La priorité est de finir mon deuxième spectacle et d’en créer un troisième.»

Il adore le contact direct avec le public. «Il n’y a rien de plus valorisant que de faire un gag et d’entendre 7000 personnes rirent. C’est vraiment pour ça que j’ai étudié à l’école de l’humour et c’est ce que je veux faire toute ma vie.»

Si à l’école, il était un enfant agité et anxieux juste à l’idée de se retrouver devant la classe pour faire un exposé oral, aujourd’hui il se présente sur scène avec une aisance hors du commun. Il ne connaît pas le trac. Au contraire, avant de monter sur scène, il s’amuse. Dans son coffre de tournée, on y retrouve des jeux, une table de ping-pong miniature et un ballon de basketball.

«Quand j’étais jeune, je n’avais aucune confiance en moi et aujourd’hui je réussis à faire des spectacles devant du monde qui paient pour venir me voir. Il n’y a pas de recette secrète. C’est seulement que je fais ce que j’aime dans la vie.»

Pendant cette tournée, il offrira un petit avant-goût de son troisième spectacle qu’il a commencé à écrire avec Sylvain Larocque. Voici les dates de spectacle: Kedgwick (16 janvier), Balmoral (17 janvier), Caraquet (18 janvier), Saint-Jean (19 janvier) et Moncton (20 janvier).