À 19 ans, une Acadienne publie son deuxième roman

Michèle Josée Arsenault a seulement 19 ans, mais trois ans après le succès 17 ans à jamais, la jeune femme originaire de Cap-Pelé va bientôt publier un deuxième livre, VIVRE vraiment, aux Éditions de la Francophonie.

Dans 17 ans à jamais, la jeune auteure s’est tournée vers l’écriture pour rendre hommage à son frère aîné, Luc, décédé dans un accident de voiture en novembre 2013. L’histoire en a marqué plusieurs. Le livre s’est écoulé à plus de 1500 exemplaires.

Alors que son premier livre était plutôt autobiographique, VIVRE vraiment reste une œuvre de fiction où les deux personnages, Fabian et Xalya, affrontent la maladie physique et la maladie mentale.

«La maladie physique est visible, alors que la maladie mentale passe plutôt inaperçue. On ne voit pas les problèmes dont souffrent les gens et ce qui se passe dans leur quotidien, on ne le voit pas parce que ce n’est pas visible à l’œil nu», dit l’étudiante en information-communication à l’Université de Moncton.

L’histoire racontée aurait pu pourtant être la sienne. Le livre traite notamment des troubles alimentaires. Dès un jeune âge, Michèle Josée Arsenault a souffert de cette maladie. C’est lors d’un séjour à Londres, au Royaume-Uni, durant l’été 2017, qu’elle a pu commencer à faire la paix avec ses démons personnels.

«En réalité, j’ai commencé à rédiger ce livre il y a longtemps, même avant 17 ans à jamais. J’avais le début et la fin de l’histoire, mais il me manquait le milieu. J’avais un peu de difficulté, parce que le livre parle de troubles alimentaires. J’en parlais un peu dans mon premier livre, mais je sentais un peu comme si je mentais parce que je n’avais pas encore mes troubles alimentaires sous contrôle, alors que maintenant c’est le cas. Je sens que je suis dans une bonne place et je suis capable d’en parler.»

Puisqu’elle poursuit ses études universitaires à temps plein, c’est aussi dans la capitale anglaise qu’elle a trouvé l’inspiration pour enfin terminer son roman.

«C’est là où j’ai trouvé le milieu de mon histoire. Je me suis dit que je peux faire vivre des péripéties aux personnages.»

Elle espère que son roman permettra de sensibiliser la population aux réalités des troubles alimentaires.

«Je ne pense pas que ça devrait être tabou. On devrait pouvoir en parler. On vit dans une société où tout est modifié et photoshoppé. Ça ne se peut pas qu’on ne souffre pas de quelque chose à cause de ça.»

Le lancement de VIVRE vraiment aura lieu le 17 février à 13h au Tazza Caffe de Shippagan.