Dominique Léger, le nouveau visage de la programmation du FICFA

Dominique Léger devient la nouvelle responsable de la programmation du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA). Pour l’appuyer dans ses nouvelles fonctions, elle sera entourée d’un comité de cinq conseillers, dont l’ancienne directrice de la programmation Marie-Renée Duguay.

Dominique Léger admet qu’elle aura de grands souliers à chausser, mais elle se sent d’attaque. Celle qui occupait depuis deux ans le poste de chargé de projet au FICFA et qui détient un baccalauréat en études cinématographiques de l’Université Concordia y voit une occasion inouïe d’utiliser l’ensemble de ses connaissances.

«J’ai vraiment envie d’explorer le concept de programmation. Ce n’est pas juste de choisir des films, mais de voir comment on place les films ensemble afin d’avantager le dialogue entre les réalisateurs et le public. J’ai extrêmement hâte d’explorer toutes ces possibilités.»

La programmatrice originaire de Moncton, qui se passionne pour le cinéma depuis longtemps notamment grâce au FICFA, a co-réalisé un court métrage dans le cadre du dernier événement Objectifs obliques du festival.

«Au FICFA, on est là pour encourager le cinéma acadien avant tout. On voit une nouvelle relève de cinéastes acadiens et je sens un peu que je fais partie de cette relève. En tant que directrice de la programmation, je suis là pour mettre en avant-plan le travail de mes collègues de la relève et faire valoir le cinéma acadien pendant le festival», a-t-elle partagé.

Comme chargée de projet, elle assistait le directeur général Marc Gauthier dans ses fonctions. Elle s’occupait aussi de la billetterie pendant le festival. Elle considère que Marie-Renée Duguay et le FICFA sont un peu responsables de son cheminement.

«Quand j’ai commencé à aller au FICFA quand j’étais adolescente. C’est ça qui a suscité ma passion pour le cinéma et m’a fait vouloir étudier en cinéma. On a dit de Marie-Renée Duguay qu’elle était le visage du festival.»

L’ancienne directrice de la programmation ne sera pas très loin puisqu’elle fera partie du comité de programmation avec quatre autres conseillers.

«Nous allons essayer de diversifier un peu la provenance des conseillers, en allant du côté du Québec et de l’Europe.»

La direction du FICFA a fait cette annonce au même moment où elle lance son appel de soumissions de film pour la programmation régulière du festival, qui se tiendra du 15 au 23 novembre. Pour une première année, le festival percevra des frais d’inscription pour l’ensemble des films, à l’exception de ceux en provenance de l’Atlantique.

«C’est devenu une norme dans les festivals. Quand il y a un frais d’associé, les gens y pensent à deux fois avant de soumettre un film, donc ça filtre un peu plus les films. Ça reste quand même très accessible (10$ pour un court métrage et 15$ pour un long métrage)», a précisé Dominique Léger.

Le festival reçoit entre 400 et 500 soumissions par année dans le but de sélectionner environ une centaine d’œuvres pour sa programmation régulière. Les réalisateurs ont jusqu’au 13 juillet pour soumettre leur film.