Raymond Martin à l’honneur à l’encan annuel du Centre culturel Aberdeen

Le peintre Raymond Martin sera à l’honneur du 7e encan annuel du Centre culturel Aberdeen, le 17 mars. Trois de ses œuvres importantes seront vendues aux enchères.

Reconnu pour ses œuvres souvent ludiques aux couleurs vibrantes, Raymond Martin a développé une technique particulière en peinture. Il a son studio au Centre culturel Aberdeen depuis au moins une douzaine d’années. Le directeur général du Centre, René Légère, est heureux que l’artiste ait accepté leur invitation.

«Cette année, celui qui nous semblait le plus à propos, c’était Raymond Martin, d’autant plus que c’est un artiste qui nous appuie depuis la première édition. C’est quelqu’un qui est très généreux du travail qu’il fait. Il comprend le rôle du Centre culturel Aberdeen et le soutien qu’on apporte aux artistes, particulièrement en art visuel», a déclaré René Légère.

Les peintures de Raymond Martin figurent parmi les plus populaires à l’encan annuel, souligne le directeur général. Ce sont des œuvres très prisées par les acheteurs et qui atteignent généralement des prix assez élevés.

Cette année, le peintre acadien propose trois tableaux qui explorent des thèmes qui lui sont chers. Ces oeuvres s’intitulent Jour d’automne, Papillon et la troisième peinture illustre une expédition à Ivujivik dans le nord du Québec. Le peintre a effectué une résidence de création dans le Grand Nord qui a influencé son travail par la suite.

«Depuis son séjour là-bas, beaucoup de ses œuvres font référence au Nord canadien», a indiqué René Légère.

Près de 40 œuvres seront mises en vente lors de l’encan. Yvon Gallant, Anne-Marie Sirois, Luc Charette, Dominik Robichaud Mario Cyr, Herménégilde Chiasson, Roméo Savoie, Rémi Belliveau, Georges Goguen, Lionel Cormier, Marjolaine Bourgeois, Jared Bett et Jacques Arseneault ont tous offert des œuvres à cette fête de l’art contemporain, témoignant ainsi de la diversité des genres que l’on retrouve en Acadie. Parmi les nouveaux venus, on compte notamment Patrick McFarlane et Marc Blanchard. Une lithographie de Claude Roussel, Le goéland, le mascaret et la Petitcodiac, fera partie aussi de l’encan.

«Dans son travail, il y a souvent des œuvres politiques et de revendications. Celle-là a quand même une symbolique pour les gens de Moncton. Claude Roussel exprime l’Acadie dans la très grande majorité de ses œuvres, donc pour lui, la Petitcodiac est un lieu important qui nous ramène à l’histoire de l’Acadie», a poursuivi René Légère, ravi d’avoir cette pièce significative de Claude Roussel.

L’encan proposera aussi des oeuvres de deux artistes québécois de renommée internationale. On y retrouve une estampe d’Alfred Pellan datant de 1973, tirée de sa série Bestiaire, ainsi qu’un tableau de Jean-Paul Riopelle. Ces deux œuvres ont été données par des collectionneurs privés.

La valeur des œuvres varie de 300$ à environ 4500$, a fait savoir le directeur. Les responsables du Centre culturel espèrent amasser 40 000$, dont la moitié de la somme sera remise aux artistes. L’encan est animé par Robert Basque. Un total de 140 billets à 60$ l’unité sont mis en vente. L’encan annuel est l’activité de financement la plus importante du Centre. Depuis le début de l’événement, le Centre a vendu au-delà de 200 œuvres et généré des recettes de près de 300 000$ pour le Centre et les artistes participants. L’encan se déroulera le 17 mars à compter de 19h.