Un programme de financement de l’industrie musicale plus efficace

Le renouvellement du Programme de développement de l’industrie de la musique du Nouveau-Brunswick (DIM), s’harmonisera davantage aux besoins du secteur musical, même si pour l’instant, le budget total demeure inchangé.

Musique NB qui s’occupe maintenant de la gestion du DIM a dévoilé les grandes lignes de la mise à jour du programme après des mois de consultations auprès de l’industrie.

Le directeur de l’association, Jean Surette, explique que ces changements assureront d’abord une meilleure gestion du programme et permettront de répondre de façon plus efficace aux besoins de l’industrie musicale de la province.

Doté d’un budget global de 300 000$, le programme se déploiera maintenant en six volets au lieu de trois. Enregistrement sonore, Artiste en début de carrière, Activités scéniques, Vitrine, Développement professionnel et démarchage, ainsi que Marketing et promotion constituent les six volets.

«On a décidé de diviser ça et de faire six volets afin d’être plus précis. On a incorporé aussi des dates limites. Avant, il y avait seulement le volet de l’enregistrement sonore qui avait une date limite par année», a expliqué Jean Surette.

Les dates limites permettront aux responsables de mieux gérer le programme, les jurys et d’étaler les fonds disponibles sur toute l’année. Par le passé, il n’était pas rare de voir les fonds s’épuiser plusieurs mois avant la fin de l’année financière.

«Le 1er avril arrivait et le monde pouvait appliquer n’importe quand et on se retrouvait en septembre et en octobre avec très peu d’argent de reste pour le fonds. Cela va nous aider à organiser notre échéancier et ça force les gens à s’organiser autour de dates. Ça nous permet de budgéter du début de l’année jusqu’en décembre et de sauver de l’argent pour des projets qui vont se passer en janvier, février et mars.»

Carol Doucet de l’agence Le Grenier Musique a participé au comité sur les changements. Elle estime que ces modifications auront un impact très positif sur l’industrie. Elle se réjouit, entre autres, de voir que les projets musicaux produits au Nouveau-Brunswick auront droit à davantage d’argent.

«C’est intéressant parce que ça aide l’industrie, les studios et les réalisateurs. C’est tout du bon pour moi», a-t-elle commenté.

L’enveloppe budgétaire sera également répartie de façon différente. Les artistes en début de carrière qui n’ont jamais enregistré de disque de longue durée pourront dorénavant recevoir jusqu’à 1500$ au lieu de 1200$ pour couvrir 75% de leurs dépenses admissibles. Avant, c’était 50%.

«On a fait ça parce qu’on remarqué que les artistes qui font des demandes dans ce volet ont souvent très peu de revenus. Ce sont des artistes qui ne sont pas encore capables d’aller faire des tournées, faire des ventes ou avoir des revenus pour couvrir l’autre 50%.»

En plus d’appuyer la production d’albums complets, le DIM financera dorénavant l’enregistrement de micros albums et de chansons uniques, afin de mieux refléter les réalités du marché et les nouvelles tendances de l’industrie, tout en donnant plus de marge de manœuvre aux artistes, a fait savoir Jean Surette.

Musique NB espère que le budget de 300 000$ sera augmenté d’environ 15%. Tous s’entendent pour dire que les fonds sont insuffisants. Au cours de la dernière année financière, le DIM a reçu 107 projets, dont 83% provenant d’artistes et le reste d’entreprises. Ce ne sont pas tous les projets qui ont été financés à 100%. On estime qu’environ 20 projets n’ont pas été déposés parce que les fonds étaient épuisés.

D’après les informations fournies par Musique NB, les revenus de l’industrie de la musique au Nouveau-Brunswick ont augmenté de 284% au cours de la dernière décennie passant de 19,9 millions $ en 2003 à 76,5 millions $ en 2013.

Pour plus d’information, les gens peuvent consulter: www.musiquenb.org/dim.