CCNB sur scène: Isabelle Hébert remporte les honneurs

Après avoir offert une prestation bien sentie de la chanson Je ne regrette rien d’Édith Piaf, Isabelle Hébert a déroché le premier prix du concours musical CCNB sur scène.

Originaire de Beresford, Isabelle Hébert étudie présentement en technique de laboratoire – biotechnologie au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, campus d’Edmundston. La chanson fait partie de sa vie depuis 30 ans. Celle qui doit composer avec un trouble du déficit d’attention souligne que la musique l’a aidée à traverser bien des difficultés dans la vie.

«Je suis presque toujours en train de chanter quand je fais des choses. Ç’a été ma thérapie depuis longtemps. Quand ça va ne pas bien, je prends ma guitare et je chante et après ça va mieux», a raconté la lauréate.

C’est la première fois qu’elle participe au concours CCNB sur scène. Elle a choisi d’interpréter cette chanson d’Édith Piaf pour plusieurs raisons, notamment parce qu’elle véhicule un message d’espoir. Elle estime qu’il s’agit d’une bonne chanson avec un large registre qui peut mettre en valeur l’étendue de son talent.

«C’est une bonne chanson avec une bonne dynamique. Il n’y a pas beaucoup de paroles, donc c’était plus facile pour moi – avec mon déficit d’attention – de se souvenir des paroles. Je l’ai chanté avant, donc je la connaissais assez bien», a-t-elle confié.

En remportant le premier prix, la chanteuse a été renversée.

«J’étais vraiment étonnée de voir que c’est moi qui a remporté le prix. Les juges m’ont dit que j’avais bien fait ça, que j’avais une belle présence et que j’arrivais à faire ressentir les émotions à travers ma chanson.»

Celle qui s’est produite dans quelques concours locaux de la région de Bathurst, dans des soirées d’amateurs et dans le cadre d’activités de financement pour la santé mentale, a l’intention de continuer à chanter plus que jamais. Cette récompense lui a donné des ailes.

«Dans d’autres concours, je connaissais les juges et je me disais que j’avais gagné parce que je les connaissais. Cette fois-ci, je ne connaissais aucun juge. C’était authentique et je le sais que j’ai gagné parce que je l’ai mérité.»

Ce rassemblement culturel lui a permis aussi de suivre des ateliers de formation avec les auteurs-compositeurs-interprètes Jean-Marc Couture et Danny Boudreau. Si une bourse de 500$ est assortie à son prix, il reste que la chanteuse retient surtout l’expérience.

«C’était l’occasion de rencontrer d’autres musiciens et l’accueil que nous avons eu a été époustouflant. Tout le monde a eu du plaisir. Pour moi, ce souvenir-là va me rester pour toujours tandis que le 500$, ça se flambe vite», a ajouté l’artiste qui compose aussi ses propres chansons.

Elle a composé, entre autres, une pièce un peu humoristique intitulée Ma rage qui dresse une liste de toutes les choses qui l’agacent dans la vie.

Le gala CCNB sur scène, qui a rassemblé dix concurrents des cinq campus, s’est déroulé samedi soir à Caraquet devant une salle comble. Danny Boudreau, Jean-Marc Couture et le participant à la Voix junior, Philippe LeBouthillier, ont également offert des prestations.

Trois autres chanteuses se sont distinguées lors de ce gala. Christelle Myria Rakotomalala, du campus de Dieppe, a obtenu le deuxième prix, tandis que Véronique Comeau de Campbellton, s’est hissée au troisième rang, en plus de recevoir les prix du Festival acadien et de RADARTS. Julianne Benoit du campus de la Péninsule acadienne a été couronnée du prix Coup de cœur (choix du public).