Tommy Bulger: sensible et solide comme le rock

Tommy Bulger est fin prêt. À compter de samedi, il entamera sa ronde de lancements pour présenter son premier album solo au public. Un disque éponyme renfermant neuf pièces oscillant entre l’amour et les roadtrips soutenu par un son rock qu’il qualifie lui-même de sensible et faisant quelque peu écho aux années 1990.

À quelques heures de son premier lancement-spectacle samedi, à 21h30, au Pub Nid du Héron de Charlo, Tommy Bulger ne cache pas sa fébrilité en entrevue téléphonique. Il avoue même être déjà sur un nuage, car – quel heureux momentum – son premier extrait, Virginie, inscrite au palmarès de l’ARCANB depuis quatre semaine, s’y retrouve désormais en tête après avoir fait un bond spectaculaire de six positions. Réjouissant pour l’artiste natif de Le Goulet, près de Shippagan, mais aussi un peu déstabilisant.

«C’est un peu étrange comme feeling de savoir que les lancements s’en viennent. Et surtout que, à quelques jours du premier, ma chanson se retrouve ainsi en tête du palmarès, aussi tôt en plus. Je ne pensais même plus à ça dans les dernières semaines, car je me concentrais vraiment sur la sortie de l’album. Mais plusieurs bonnes choses sont arrivées en même temps juste avant la sortie du disque et c’est très motivant.»

Dans son premier opus solo, l’ex-membre du groupe Zolis – très populaire vers le milieu des années 2000 et lui même gratifié d’un mini-album – fait notamment état de ses pulsions amoureuses, tantôt sensuelles, tantôt déroutantes, de ses tourments de jeune trentenaire parfois pris dans un tourbillon d’incertitude.

«C’est sûr que Zolis a été mon école sur le plan musical, mais il m’est arrivé plein de choses après. L’écriture de mes pièces s’étale sur plusieurs années et elles parlent beaucoup de toutes les émotions que j’ai vécues depuis tout ce temps», souligne Tommy Bulger.

Ce n’est donc pas un hasard si le disque est éponyme, étant donné sa haute charge autobiographique. Le public y entendra du Tommy Bulger brut et sans filet et dont les sonorités rappellent parfois Vilains Pingouins ou les débuts de Kaïn. Les titres sont interprétés avec une voix quelquefois filée faisant parfois penser à celle de Nicola Ciccone, avec des envolées plus charnues.

«Le son rock a toujours été présent dès le début de mon processus créatif. C’est certain que quand on parle de ce genre de musique, ça fait parfois un peu peur aux gens qui aiment moins ça. Mais il y a plusieurs genres de rock et le mien est plus émotionnel. Au fil du travail en studio, mon son s’est affiné; avec mes musiciens, on a aussi un peu improvisé sur le moment, notamment avec les voix», indique l’auteur-compositeur-interprète acadien.

Le résultat final fait jaillir chez Tommy Bulger une certaine fierté. D’autant plus qu’il ne s’est pas laissé convaincre facilement de se laisser aller sur galette en solitaire.

«Au début, quand mes amis ont commencé à me parler de faire un album, je ne voulais rien savoir, honnêtement. Mais j’ai la chance depuis les dernières années de travailler avec plusieurs personnes formidables et elles ont fini par me convaincre d’aller de l’avant. Aujourd’hui, je ne me verrais plus hésiter, car je suis très content du résultat, malgré toutes mes remises en questions durant le processus de création. J’ai vraiment hâte de le présenter au public!»

Outre celui de samedi, Tommy Bulger procédera au lancement de son album le samedi 12 mai, à 20h, à Moncton (Bar étudiant Le Coude); le jeudi 17 mai, à 20h, à Shippagan (Bar étudiant Le Baccus); le samedi 26 mai, à 19h30, à Caraquet (Boulangerie Grains de Folie); et le samedi 23 juin, à 19h30, à Petit-Rocher (Bistro L’Artishow).