Célébrer les mamans dans une palette de chants multicolore

Moins de 24 heures après la première de Carmen à l’Opéra de Québec, Éric Thériault célébrera en grande pompe la fête des Mères à l’église Saint-Joachim de Bertrand. Un aller-retour que le ténor acadien anticipe avec grande fébrilité.

Au programme du concert de dimanche – prenez note que, pour des raisons évidentes, celui-ci aura lieu exceptionnellement à 19h30 plutôt qu’à 14h –, des mélodies d’Henri Duparc, de Georges Bizet (Agnus Dei), de Raynaldo Hahn ainsi que l’Ave Maria de Donat Lacroix dans une première partie d’inspiration romantique et prémoderniste; en seconde demie, des airs d’opérettes avec La belle de Cadix (Francis Lopez), ensoleillés (Mexico, tiré du Chanteur de Mexico du même Lopez), O sole mio d’Eduardo Di Capua et plusieurs autres. Sans oublier – puisque c’est de circonstance – la doucereuse Maman, la plus belle du monde de Mario Marini et popularisée entre autres par Luis Mariano ainsi que par Tino Rossi.

Un concert sola voce aux couleurs variées, donc, pendant lequel Éric Thériault sera accompagné au piano par le Québécois Dominic Boulianne.

«Comme c’est la fête des Mères, mon pianiste et moi avions pour préoccupation première de présenter des œuvres variées et non cycliques. Habituellement, dans ce genre de concert, on retrouve des cycles de mélodies plus ou moins longs. Ce ne sera pas le cas dimanche soir, car nous voulons souligner cette fête en toute simplicité.»

Et surtout, ajoute-t-il dans un grand éclat de rire, les gens pourront applaudir quand ils voudront!

Ce déballage vocal multicolore et de haute voltige s’inscrit dans un heureux marathon pour le ténor natif d’Anse-Bleue. En plus de la grande première de samedi soir au Grand Théâtre, la mouture québécoise de Carmen sera présentée les 15, 17 et 19 mai au même endroit. Au moment de notre entretien téléphonique, la troupe de chanteurs dont il fait partie en est aux dernières répétitions avant le grand soir de première. Troupe qui comprend, notamment, son compatriote acadien baryton Dion Mazerolle ainsi que la soprano québécoise Myriam Leblanc, sacrée grande gagnante du Concours de musique ancienne Mathieu-Duguay au Festival international de musique baroque de Lamèque l’an dernier.

«Ça se passe super bien et tout est dans les temps. Je suis aussi très heureux de partager la scène avec Dion Mazerolle. Dans Carmen, nos deux personnages sont meilleurs amis; c’est drôle parce que dans la vie de tous les jours, Dion et moi nous le sommes également», souligne Éric Thériault avec entrain.

Après Carmen et le concert de la fête des Mères de dimanche soir, le ténor acadien se produira en concert à divers endroits au Québec avant de retourner à nouveau dans la capitale provinciale de l’endroit à la fin juillet pour chanter dans La Flûte enchantée (Die Zauberflöte en allemand, langue dans laquelle sera évidemment interprété cet opéra de Mozart), qui sera mis en scène par nul autre que Robert Lepage.

«De ce que j’en sais, ça va être une mise en scène magique dans laquelle il y aura beaucoup d’effets visuels. Je viens tout juste de recevoir le texte de l’opéra et nous devrions entamer les répétitions au début juillet», atteste Éric Thériault.