Les chantiers du Gala de la chanson de Caraquet

Les musiciens retenus dans l’aventure qu’est le Gala de la chanson de Caraquet dévoilaient leurs compositions au grand public pour la première fois, lundi, lors de la présentation de Chansons en chantier. Parmi ceux-ci figure Audrée Basque-Goguen, qui peu à peu devient une habituée des concours musicaux.

L’auteure-compositrice-interprète de Tracadie se réjouit d’être dans la cohorte de cette année, d’autant plus que l’événement se produit «dans sa cour» comme elle nous l’indique. C’est par contre une lame à deux tranchants.

«D’un côté ça m’aide beaucoup parce que j’ai l’appui de la communauté. Il y a aussi une pression parce que je ne veux pas décevoir les gens autour de moi», explique l’Acadienne.

Néanmoins, il y a une fierté qui l’habite et qui l’allume. Elle va se rabattre sur l’expérience qu’elle a acquise dans d’autres concours, comme aux Accros de la chanson.

«Chaque concours est différent, ils m’apportent tous des petites choses. Je suis comme une éponge: j’absorbe tout ce qu’on me dit.»

Dans le cadre du Gala, elle a interprété Ça se joue à deux. Chanson qui s’éloigne des ballades d’amour auxquelles elle nous a habitués par le passé.

«J’ai voulu découvrir autre chose et explorer. Durant cette phase-là, j’ai découvert le jazz. J’ai voulu combiner cette touche de jazz et ma touche personnelle. C’est ce que ça a donné!»

Deux fois plutôt qu’une

Christine Melanson brille cette année, notamment parce qu’elle a été retenue dans deux des trois catégories. La musicienne de Moncton est très heureuse d’avoir cette chance.

«Ça me fait vraiment plaisir et ça me donne plus de confiance en tant qu’artiste. Je vois que mon interprétation et mon écriture sont tous deux aussi bonnes l’une que l’autre.»

Dans la catégorie Chanson Étoile, elle présentait Le vertige des ritournelles. «C’est une chanson très douce qui se retrouve dans mon univers poétique qui touche des thèmes comme l’infini et les choses plus grands que soit.»

Sa deuxième pièce soumise pour le Gala s’intitule 100 millions d’années. Elle se veut une nostalgie qui lui rappel son rêve de fillette: trouver son prince charmant!

À la conquête du Nouveau-Brunswick

Natif de Tusket en Nouvelle-Écosse, Jacques Surette en est à sa première expérience au Nouveau-Brunswick. Une chance qu’il saisit pleinement.

«C’est une très belle expérience! Travailler avec les formateurs ça m’apporte beaucoup. On a travaillé sur beaucoup chose. Je trouve qu’il y a des similarités entre ici (Caraquet) et la Baie-Sainte-Marie. Un long chemin droit sur le bord de la mer.»

Le Néo-Écossais âgé de 17 ans joue de la guitare depuis qu’il a 12 ans et a même écrit sa première chanson à l’âge de 15 ans. L’expérience l’aide à perfectionner son art.

«Je trouve que des fois, on doit passer par les moins bonnes (chansons) pour se rendre aux meilleures! Les ateliers sont vraiment une belle expérience pour apprendre.»

C’est ainsi qu’est née, Marche, marche, marche, la chanson qu’il dévoilait lundi.

«Ça parle des différentes choses que je vois dans mon pays et des différents personnages. Tout le monde est en quête d’une petite miette d’amour», explique-t-il avec son harmonica fixé à son cou.

Il dit s’inspirer d’artistes comme Neil Young et Bob Dylan.

Chansons en chantier donnait aussi place à de nombreux talents néo-brunswickois. Parmi les autres demi-finalistes figurent André Martel (Fredericton), Isabelle Hébert (Bathurst), Marc Lamontagne (Moncton), le groupe Loumarin (Petit-Rocher), Ellie Coté (Shédiac).

Le réserviste Jessy Hébert (Lavillette) était aussi du nombre. De même que les deux autres finalistes de la Chanson Étoile (auparavant la chanson primée): Francis Goulette-Poirier (Balmoral) et J2xF (Jean-François Frenette) (Bathurst).

Le spectacle Chansons en chantier de lundi suivait un week-end de formation et se veut une préparation pour la demi-finale du 8 juillet.