Robert Maillet en vedette dans Deadpool 2

Robert Maillet, alias Sluggo, fait une nouvelle apparition dans un blockbuster américain. L’acteur acadien a décroché un rôle dans le très décalé Deadpool 2, actuellement en tête du box-office.

Robert Maillet incarne Sluggo, un détenu incarcéré dans une prison de haute sécurité pour mutants qui abrite des dizaines de criminels équipés d’un collier annulant leurs pouvoirs. Il y confronte l’irrévérencieux super-héros cagoulé joué par Ryan Reynolds.

Après Pacific Rim, Sherlock Holmes, 300 et la série The Strain, l’acteur acadien fait son entrée dans l’univers Marvel. C’est lors d’un tournage à Vancouver que Robert Maillet a été invité à rencontrer le réalisateur, David Leitch (John Wick, Atomic Blonde).

«J’ai travaillé avec David lorsqu’il était cascadeur. On a fait des scènes ensemble dans 300, raconte-t-il. Il ne m’a pas oublié et m’a offert un petit rôle. J’ai dit oui tout de suite sans même avoir de détails. C’est dur de refuser une telle occasion! Quand j’ai la chance de travailler pour de grosses productions, c’est toujours quelque chose de spécial.»

Dans la bédé de 1993, Sluggo est un mercenaire redoutable doté d’une résistance et d’une capacité de régénération hors-norme. Il se bat aux côtés de Deadpool et rejoint la X-Force. «Mon personnage est un vrai punching-bag, il peut prendre des coups! Dans le film c’est un plus petit rôle», mentionne Robert Maillet.

Les versions antérieures du scénario de Deadpool faisaient d’ailleurs une plus grande place au personnage. Maillet a rejoint le tournage en juillet dans un studio de Vancouver transformé en prison futuriste.

«J’ai pu rencontrer l’acteur principal, Ryan. Ç’a été une très belle expérience», dit-il.

L’acteur a dû garder le silence jusqu’à la sortie du film. Il a été soulagé de voir qu’il n’avait pas disparu au montage. «Le monde était pas mal surpris de me voir», s’amuse Robert Maillet.

Jusqu’à présent, Deapool 2 est un gros succès en salle, il vient de récolter 125 millions $, ce qui le positionne à la première place du box-office américain.

À 48 ans, la vedette acadienne a toujours soif de tournages et espère inscrire son nom au générique d’autres superproductions.

«J’ai beaucoup de chance de pouvoir travailler dans l’industrie du cinéma, je ne compte pas arrêter ça», lance-t-il.

Pendant l’hiver, Robert Maillet a également tourné à Toronto dans la production Netflix Polar, un thriller sombre et brutal adapté de la bande dessinée de Victor Santos. Réalisé par Jonas Akerlund, le film suit l’histoire de Duncan Vizla, l’assassin le plus craint de la planète forcé de sortir de sa retraite.

Sa tête est mise à prix par son ancien employeur et le voilà pourchassé par une bande de meurtriers impitoyables. L’un d’eux sera incarné par nul autre que l’intimidant comédien de Bouctouche.

La sortie est prévue en 2019 sur la plateforme Netflix comme dans les salles.

Malgré sa présence au grand écran, Robert Maillet ne quitte pas les planches pour autant. Il rejoindra la troupe du Pays de la Sagouine des prochains mois.