Un premier roman pour Roby Levesque

Jérémie Hawkinson, alias Jim Hawk, a 16 ans. Ado de petite taille – ni repoussant ni éclatant de prestance, mais d’allure un peu bizarre tout de même, il est amateur de taekwondo. Discipline à laquelle il a été initié par son père avant que celui-ci ne disparaisse deux ans plus tard. Depuis, le jeune homme continue de s’entraîner sans but précis, presque avec l’énergie du désespoir. Soudain, une sphère orangée se dresse devant lui et l’enlève. Le voilà rendu dans un autre monde où péripéties et personnages fantaisistes s’entremêleront dans une aventure où le réel côtoie le rêve dans une étonnante symbiose non dénuée d’humour.

Bienvenue dans l’univers de Roby Levesque, nouveau-né dans la littérature acadienne qui lancera son tout premier roman, Jim Hawk et le guerrier bleu, samedi, à Caraquet. De Caraquet à l’île de Catta, il n’y a qu’une mince ligne, tout de même non négligeable: celle de l’imaginaire de l’auteur.

«J’essaie de faire le lien entre le monde réel et la fiction dans mon récit. Mais si tu te demandes si Jim Hawk a quelque chose en commun avec moi, je te dirai qu’à part son humour, il a très peu à voir avec moi», souligne Roby Levesque au cours d’un entretien par vidéoconférence.

Infographiste à l’Acadie Nouvelle depuis près de 20 ans, Roby Levesque se passionne pour la littérature fantastique ainsi que pour le dessin depuis son tout jeune âge. Il nous confie d’ailleurs que Jim Hawk est l’un de ses premiers personnages qu’il a créés à l’âge de 12 ans, alors sous forme de BD. Le nom de son personnage, il ne s’en cache pas, doit en partie sa paternité de Jim Hawkins, principal acteur des planches de L’île au trésor, aventure de pirates et de trésor perdu que le romancier natif de Val-d’Amour dit avoir dévoré, tout comme les péripéties de Bob Morane.

«Ça m’a donné le goût moi aussi de faire de la BD. J’ai d’ailleurs mis en scène un personnage, le Ninja bleu – qui n’est pas le même que celui du guerrier bleu dans mon roman -, pendant quelques années dans les médias sociaux. C’est à partir de là que j’ai eu envie d’écrire quelque chose de différent et éventuellement de passer de la BD au roman. Dans ma tête, le fantastique a toujours côtoyé l’humour. C’est le cas dans mon roman», indique Roby Levesque.

Un humour qui, dans la vie de tous les jours de l’auteur, sert à la fois à se présenter au monde – sympathique, poli et attachant comme il l’est d’ailleurs, foi de l’auteur de ces lignes -, mais aussi à combattre ses démons intérieurs.

Car Roby Levesque ne fait pas de mystères au sujet de sa bipolarité, maladie qui le suit depuis son tout jeune âge et qui lui apporte parfois des moments de grand désarroi.

Mais elle peut aussi être un moteur de créativité quasi inépuisable, mentionne-t-il.

«Ça m’a permis d’entretenir mon rêve d’écriture et d’écrire beaucoup. J’ai plusieurs autres projets dans mes tiroirs. Quand je suis sur un high, j’écris des phrases ou des paragraphes assez colorés. Quand je me relis, je ne me rappelle pas toujours avoir écrit ça», lâche-t-il dans un éclat de rire.

Jim Hawk et le guerrier bleu est publié aux Éditions de la Francophonie.

Le lancement aura lieu samedi, à 14h, à la Boulangerie Grains de folie de Caraquet.