Cinémacadie voit le jour à Barachois

La Société culturelle Sud-Acadie qui entame la saison estivale avec une série d’activités artistiques renouvelle sa programmation en mettant sur pied un premier festival de cinéma acadien à l’Église historique de Barachois.

Pour ce premier rendez-vous cinématographique, du 15 au 17 juin, les responsables de la société culturelle de la grande région de Shediac et Barachois proposent une programmation modeste avec six œuvres signées par des réalisateurs acadiens. Ce sont tous des films qui ont déjà été présentés au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA), très applaudis par les cinéphiles.

La coordonnatrice de la société culturelle Joanne LeBlanc-Skyrie explique qu’ils ont fait appel au FICFA afin de les aider à bâtir leur programmation. Le court métrage Burn Robicheaus de Julien Robichaud et le documentaire Zachary Richard, toujours batailleur, de Phil Comeau, donneront le coup d’envoi à Cinémacadie. M. Comeau sera d’ailleurs sur place pour présenter son film qui a récolté 11 prix à travers le monde, dont le plus récent à Jakarta en Indonésie. Le cinéaste acadien se réjouit de l’arrivée de ce nouveau festival qui permettra au public de voir ou de revoir certaines productions acadiennes.

«Je trouve que c’est une très bonne idée parce que c’est un peu comme Les Rendez-vous du cinéma québécois (à plus petite échelle) qui passe tous les films québécois de l’année. C’est bien qu’on le fasse et aussi que ce soit à l’extérieur de la ville. Ça fait une belle promenade et c’est une belle salle. Il y a des gens qui vont voir un film parfois une deuxième fois. Je trouve ça positif et ça me fait plaisir d’être là», a-t-il déclaré.

La programmation comprend aussi les courts métrages Bascule de Gilles Doiron et Denise Bouchard, Le fils du capitaine d’Emmanuelle Landry, Albénie Delacôte et John Jerome, le long métrage de fiction Aller-Retour de Gilles Doiron et le documentaire Mordus d’éplan de Georges Hannan.

«C’est une initiative qui est intéressante et reste à voir comment le festival va se développer, même s’il n’y a pas beaucoup de films acadiens pour le grand écran qui se font ici. On fait surtout des productions pour la télévision. Avec ce festival, c’est plaisant de voir que ça grouille dans le coin», a mentionné le producteur René Savoie du documentaire Mordu d’éplan.

Ces deux artisans du milieu du cinéma estiment que le festival peut attirer un public même si ces films ont déjà été diffusés. La société culturelle a eu l’idée de créer un premier festival de cinéma acadien après avoir acquis des fonds pour installer un écran géant et un système de projection et de son à l’Église historique de Barachois. Leur objectif est de créer un événement autour du cinéma acadien.

«C’est un début et on veut surtout complémenter le FICFA. On s’est dit qu’on peut reprendre des films que les gens auraient manqués l’année passée. J’aimerais bien qu’on l’agrandisse et il y aura peut-être un jour des primeurs et un volet jeunesse.»

Une foule d’activités

L’Église historique de Barachois fourmillera d’activités cet été. Des expositions, une série de poésie, des spectacles, des récits de voyage, un festival d’art visuel en plein air figurent parmi les activités de l’été. Dès le 6 juin, une exposition de photographies de Rita Auffrey, Ronald Goguen, Joanne Gallant et Ginette Gould sera en montre dans la galerie d’art. La nouvelle série Les Soirées Bistro avec Michel Thériault et ses Tizamis prendra son envol le 8 juin. Dans une ambiance intimiste dans la galerie d’art à l’Église historique de Barachois, Michel Thériault invite des amis musiciens à partager la scène avec lui devant une cinquantaine de personnes. Pour cette première soirée, il sera avec Katrine Noël des Hay Babies.

«On avait fait un essai l’année passée juste pour voir si on pouvait remplir la petite salle. On l’a rempli très facilement et on a même refusé des gens à la porte. Cette année, on l’a officialisée. On a créé une programmation de quatre soirées», a expliqué Joanne LeBlanc-Skyrie.

D’après celle-ci, les portes de l’Église historique de Barachois sont de plus en plus ouvertes à une panoplie d’activités. En plus des événements à l’Église, la société culturelle reprend aussi sa série de spectacles Célébrons nos quais.