FAVA: une faim de loup pour alimenter la réflexion

Habituellement, une faim de loup sert à décrire quelqu’un avec un grand appétit. Pour Pauline Dugas, directrice artistique du Festival des arts visuels en Atlantique, l’expression prend de nombreuses formes.

La programmation du 22e Festival des arts visuels en Atlantique (FAVA) a été lancée mardi matin. L’événement se déroulera du 15 au 17 juin à Caraquet sous le thème «Faim de loup». Les organisateurs espèrent susciter une réflexion sur ce qui nourrit les êtres humains dans un milieu donné.

«Je voulais choisir un thème qui fait un lien avec l’intuition créative. Le loup c’est l’animal mythique de l’intuition. Quand on parle du loup, on pense au mystère, à la forêt, mais c’est aussi l’animal qui sait se débrouiller. Il ne lâche pas sa proie», explique Pauline Dugas.

Le thème a aussi été inspiré par le livre Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés, un ouvrage qui a beaucoup marqué Mme Dugas.

«L’image du loup revenait souvent. C’était intéressant.»

Le thème de la faim sera aussi abordé autrement lors du FAVA. Pour la première fois, l’art culinaire se taillera une place auprès des arts visuels.

Quelques jours avant le FAVA, Colleen Gauvin, de la Première Nation d’Eel River Bar, Richard Fournier, botaniste du Jardin botanique du Nouveau-Brunswick et Jessica Laroche Pichette, herboriste traditionnelle, partiront à la découverte du terroir pour trouver des plantes comestibles qui demeurent peu connue.

Une présentation de leurs trouvailles aura lieu le 16 juin au Carrefour de la mer.

«Je trouve qu’il y a toujours de belles choses qui se passent lorsqu’on mêle deux disciplines, qui en apparence ne vont pas ensemble, comme la bouffe et les arts visuels.»

Cette année, le rôle de marraine du FAVA a été confié à Dominique Hurley, une artiste visuelle de Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Le 17 juin, la terre-neuvienne doit offrir un atelier de visualisation créative pour adultes. L’activité combine la méditation avec la création artistique. Son exposition intitulée Au coeur du mandala: les 12 lois Universelles sera présenté tout au long du FAVA.

«On l’a choisie parce que sa démarche artistique est axé sur l’intuition. Elle amène le concept très loin et elle intègre sa spiritualité là-dedans. Je trouvais ça intéressant de présenter ça au public.»

Encore une fois, plusieurs incontournables du FAVA seront de retour y compris l’Encan d’œuvres d’art et la Nuit des arts. Cette année, la nuit des arts prendra la forme d’un happening qui permettra à six artistes visuels de réaliser une œuvre en direct. Le grand public sera aussi invité à participer à la réalisation d’une œuvre collective autour du thème Faim de loup. Le groupe Les Improbables doit assurer l’animation de la soirée.

Des activités pour enfants sont également à l’horaire grâce à un partenariat avec Espace Croissance et la Société culturelle Centr’Art de Caraquet. Il s’agit des ateliers À la manière d’Hervé Tullet et l’activité Artistes en herbe.

La relève artistique sera aussi valorisée lors du FAVA. Le projet Avatar, développé en partenariat avec UNI Coopération financière et le Centre d’Animation Jeunesse de Caraquet, permettra à la dessinatrice Sophie Gionet, de Caraquet, d’illustrer une brève histoire dans une mini bande dessinée.