Sam Chante: «j’ai de la misère à imaginer quelque chose de plus beau»

L’univers musical de Monique Poirier est en vedette à Saint-Jean, cette semaine. Un chœur d’élèves francophones locaux a apprivoisé l’œuvre de l’auteur-compositrice-interprète de Notre-Dame et présentera ses compositions sur scène, jeudi et vendredi, dans le cadre du projet Sam chante.

Après plus de six mois de travail, c’est enfin le grand jour pour les jeunes de l’école Samuel-de-Champlain et l’école des Pionniers. Depuis novembre, les élèves de la 3e à la 6e année des établissements apprennent à connaître les compositions de l’ancienne membre d’Ode à l’Acadie.

Les enfants âgés de 9 à 12 ans sont allés bien au-delà du simple fait de mémoriser les paroles d’une poignée de chansons de Mme Poirier afin de les interpréter sur scène. En salle de classe, ils ont déchiffré et analysé les textes de l’artiste acadienne. Au printemps, ils ont eu l’occasion de poser des questions directement à la membre de Troiselle, afin de comprendre encore mieux ses travaux.

Jeudi et vendredi, ils partageront la scène avec celle qui a produit en 2012 l’album solo Parler de paradis.

Pour Mme Poirier, c’est tout un hommage que lui rend la communauté scolaire de Saint-Jean et Quispamsis.

«N’importe quel genre d’hommage est un cadeau. Mais quand ça implique des enfants qui vont découvrir et chanter ton travail, il n’y a pas grand-chose qui peut battre ça. J’ai de la misère à m’imaginer quelque chose de plus beau.»

Jeudi, l’ancienne membre de Les Muses montera sur la scène avec environs 200 jeunes pour un spectacle devant la communauté scolaire. Le lendemain, le même concert sera présenté au grand public, au Théâtre Louis Vermeersch du Centre scolaire Samuel-de-Champlain.

Mme Poirier interprétera environ le tiers des numéros avec les jeunes. Le reste sera présenté uniquement par le chœur dirigé par Annie Légère-Lawless.

«Je ne sais pas quelles chansons ils ont choisies: c’est une surprise. Il y a une grande partie de ça qui est faite en cachette. C’est un vrai cadeau que je vais découvrir sur scène.»

Rodney Doucet, directeur des Affaires culturelles de l’Association Régionale de la Communauté francophone (ARCf) de Saint-Jean, suit l’initiative de près depuis ses débuts, il y a quatre ans.

Il explique que la découverte de Mme Poirier par les jeunes a été une expérience «remplie de bonheur et d’amour».

«Monique fait rayonner le bonheur, l’entraide et l’amour dans ses chansons. Quand les jeunes la rencontrent, ils sont pleins de joie, de bonheur et ils en sortent heureux. Ç’a été une belle rencontre remplie de chaleur et d’humanisme. Le projet a été très agréable cette année.»

«J’ai voulu qu’ils comprennent que peu importe leur milieu et peu importe leur bagage, s’ils veulent vraiment quelque chose, il n’y a pas de limite à ce qu’ils sont capables de faire. Si on veut être médecin, peintre ou artiste musical, c’est possible», ajoute Mme Poirier

Le projet Sam chante, présenté par l’ARCf, en est à sa quatrième année. Monique Poirier est la première artiste féminine célébrée dans le cadre du programme, après Christian Kit Goguen, Zachary Richard et Wilfred Lebouthillier.