Mariana Mazza pour la première fois à Lamèque

Pour une première fois dans sa carrière, Mariana Mazza débarque en Acadie pour offrir son spectacle Femme ta gueule dimanche, à l’Aréna des îles, dans le cadre de l’ouverture officielle du Festival provincial de la tourbe de Lamèque.

Elle sera d’autant plus énergique puisqu’il s’agit pour elle d’un retour sur scène après un congé estival. Sauf que l’humoriste ne cache pas que les vacances sont souvent à double tranchant.

«Je suis prête; j’ai pris assez de vacances. Il y a toujours un questionnement par contre après une pause comme celle-ci. On se remet en doute. On se questionne sur la qualité de nos numéros à savoir s’ils feront encore rire.»

Sa tournée qui a débuté il y un an et demi s’étalera jusqu’en décembre 2019.

Sacré Spectacle d’humour de l’année à l’ADISQ en 2017, elle aime toujours autant son spectacle, particulièrement les messages qu’elle lit tout au long.

«Tu apprends à t’en câlisser (des messages négatifs), dit-elle. Je n’ai aucune raison de recevoir des messages haineux. Mes numéros et mes propos ne divisent pas.»

C’est surtout en raison de la facilité qu’elle a à se remettre dans son état d’esprit d’antan qu’elle apprécie ces parties.

Qui dit vedette dit aussi modèle. Mariana Mazza n’en a rien à foutre que d’être un modèle pour la jeunesse. Elle ne s’impose pas de pression supplémentaire pour ça. Un modèle est d’abord et avant tout l’authenticité d’une personne, à son avis.

«Je prends ce rôle-là comme il vient. Je pense que les gens aiment ça parce qu’ils voient que je m’en fous un peu et que je ne martèle pas le fait que je suis un modèle.»

«J’ai déjà assez de pression comme ça pour faire rire les gens. Je n’ai jamais rien demandé à personne. Si je suis un modèle pour certains, tant mieux.»

«Jamais je ne vais m’imposer le fait d’être un modèle jeunesse; c’est horrible de faire ça.»

L’authenticité compte beaucoup pour elle. Elle ne s’en fait pas trop pour l’opinion des gens.

«Je refuse de faire des spectacles dans les écoles secondaires parce qu’ils ne veulent pas que je jure. Je ne vais pas me dénaturer pour eux. J’aime ça parler de sexe et tout ça et jurer. Je ne vais pas montrer aux jeunes à faire ce qu’il ne faut pas.»

Néanmoins, son spectacle de dimanche en mettra plein la vue.

«Je viens avoir du fun. C’est le seul festival auquel j’ai accepté de participer cet été parce que je trouvais que le coin de pays intéressant.»

Elle n’aura toutefois pas l’occasion de visiter beaucoup.

«J’arrive en après-midi. J’aurais le temps de faire mes tests de son, réviser mes affaires et de faire le show. Je serai repartie dès le lendemain matin.»

Elle devra aussi adapter certains éléments de son spectacle. Il est plus difficile de faire participer le public dans un aréna que dans un théâtre.

«Je m’adapte, dit-elle. On peut moins interagir avec les gens, mais je vais prendre le pouls de la salle et on va voir à quel genre de public j’ai à faire.»

C’est notamment la raison pour laquelle elle n’anticipe pas trop ses spectacles; chacun est différent pour diverses raisons.