Le Festival Mud City Meltdown mise sur la diversité

Le Festival Mud City Meltdown de Moncton fait le pari d’offrir un éventail de genres musicaux. Du trash métal du groupe Sacrifice à l’univers folk de l’Acadienne Caroline Savoie, la programmation de ce 4e rendez-vous – du 24 au 28 juillet – se veut avant tout éclectique.

De retour avec une formule plus modeste, le festival propose 28 artistes et groupes qui se produiront dans plusieurs lieux du centre-ville. En 2017, les organisateurs du Festival Mud City Meltdown, profitant de fonds supplémentaires dans le cadre de Canada 150, s’étaient permis de prendre le risque de présenter deux spectacles extérieurs au Parc Riverain. Or, la vente de billets n’avait pas été aussi fructueuse qu’espérée. Cette année, les organisateurs ont choisi de revenir à la formule initiale du festival avec une programmation et un budget plus réaliste.

«On est revenu un peu à la réalité sur ce qu’on est capable de dépenser et de faire pour assurer le futur du festival. Faire des spectacles extérieurs représente un plus gros risque financier. C’est quelque chose qu’on aimerait faire de nouveau éventuellement, mais tranquillement pas vite si on veut être sûr de survivre», déclare le gérant du festival, Xavier Léger.

Du folk au punk en passant par le métal et le soft rock, la programmation propose des univers contrastés, tout en naviguant dans les différentes sphères du rock, du plus léger au plus musclé. Le gérant convient que certains artistes comme Caroline Savoie et Sacrifice sont à 100 lieues sur le plan musical, mais l’objectif est de faire vivre aux festivaliers une aventure musicale diversifiée.

Le groupe Sacrifice sera en spectacle au Festival Mud City Meltdown à Moncton le 28 juillet. – Gracieuseté

«Ç’a toujours été l’idéologie du festival de présenter différents styles sur différentes scènes afin de pouvoir donner la place à un grand nombre d’artistes émergents.»

Parmi les têtes d’affiche, figure le groupe acid-folk-country-punk torontois The Sadie, qui a lancé un nouvel album Northern Passages et qui se produira au Tide & Boar.

– Gracieuseté

La formation The Surfrajettes, spécialisée dans les reprises et les prestations festives, offrira un spectacle au Centre culturel Aberdeen, tandis que l’homme-orchestre Steve Hill sera sur la scène du Marché de Moncton.

Les Suffrajettes – Gracieuseté

 

Du côté francophone, on retrouve Tommy Bulger, Josée Hill et Caroline Savoie. Cette dernière partagera la scène du Central United Church avec Matt Andersen.

Le musicien et chanteur bien connu en Atlantique donnera un spectacle acoustique et intimiste. Enfin, les organisateurs accueillent le groupe canadien de trash métal Sacrifice qui n’a pas donné de spectacle dans les Maritimes depuis 27 ans.

«C’est un des groupes que nos fans nous demandent d’amener au festival. On est vraiment content de les amener ici, surtout que ça fait 27 ans qu’ils ne sont pas venus. On essaie de développer des occasions de spectacle qu’on n’aurait pas autrement.»

Cette année, le festival reçoit peu d’artistes francophones. Xavier Léger précise qu’il s’agit d’une question de disponibilité, tout en ajoutant que le festival n’a pas nécessairement un mandat francophone.

«C’est sûr qu’on essaie d’avoir les deux langues, surtout quand il s’agit de représenter les artistes locaux. Mais ce n’est pas toujours possible parce que la saison d’été est très occupée pour les Acadiens avec tout ce qui se passe en Acadie, au Québec, en Europe. Puis il y a aussi le Festival Acadie Rock qui nous suit. Les occasions sont déjà là pour eux de se produire dans la région. On ne veut pas entrer en compétition avec ces événements qui ont une direction artistique qui mise sur la francophonie. Notre but est plutôt de les complémenter.»

Les organisateurs espèrent attirer entre 4000 et 5000 festivaliers cette année. Des spectacles sont présentés dans la grande salle du Tide & Boar, au Central United Church, au Centre culturel Aberdeen, au Marché de Moncton, au Plan b, au Caveau, au parc Victoria et dans la ruelle Oak.