Festival de musique baroque: joie de vivre «royale» au programme à Lamèque

Programmation «royale» s’il en est une pour le 43e Festival international de musique baroque de Lamèque qui débute officiellement jeudi, avec un petit avant-goût apéritif la veille, à 17h, à l’église Notre-Dame-des-Flots de Lamèque, en compagnie de la soprano Myriam Leblanc – lauréate du 1er prix au Concours de musique ancienne Mathieu-Duguay l’an dernier – et de Sylvain Bergeron à l’archiluth ainsi qu’à la guitare baroque.

Le festival de musique baroque compte bercer à la fois les mélomanes avertis et les friands de musique tous azimuts dans un univers campé sous le signe de la noblesse au sens pur du terme. Le public sera ainsi amené à entendre des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles ayant été écrites pour ou en hommage à de grands rois de l’époque, comme Louis XIV. Des œuvres «royales» aussi en raison des grands maîtres de la musique qui les ont écrites, comme Couperin offert en ouverture officielle jeudi soir, en l’église Sainte-Cécile de Petite-Rivière-de-L’Île, Bach, Haendel ou encore Purcell.

«Ces gens étaient considérés comme des rois de la musique en leur temps, et encore aujourd’hui. Les concerts vont vraiment nous transporter dans les grandes cours royales de leur époque, dans tout une palette de couleurs et qui seront à la fois intimes et grandioses», souligne le directeur artistique du Festival international de musique baroque de Lamèque, Vincent Lauzer, au cours d’une rencontre à quelques heures du début des festivités.

Outre Myriam Leblanc, le 43e festival marque également le retour du réputé chef Ivars Taurins du Tafelmusik Orchestra de Toronto, trois ans après nous avoir offert le soufflant et divin Messie de Haendel. Il dirigera l’Orchestre et le Chœur de la Mission Saint-Charles pour le grand concert final dédié au compositeur anglais Henry Purcell samedi soir, à l’église Sainte-Cécile.

Joie de vivre et spontanéité

Avec la programmation somme toute étoffée du festival cette année, Vincent Lauzer cherche également à montrer le côté ludique et spontané des œuvres présentées. Physiquement, ça se traduira d’ailleurs par un concert spécialement destiné aux enfants ainsi qu’à leurs parents: Le luth, l’ami des rois, présenté jeudi, à 14h, en l’église Notre-Dame-des-Flots de Lamèque.

«Ça faisait plusieurs années que le festival n’avait pas présenté de concert pour jeune public. En même temps, ça s’inscrit dans une démarche que nous avons de justement assurer une relève de nos spectateurs pour les années à venir», souligne Vincent Lauzer.

Et puis, on ne se le cachera pas: le festival de musique baroque de Lamèque est bien en train de prendre la couleur de son directeur. À la barre du festival depuis maintenant trois ans, le flûtiste Vincent Lauzer a pu imprimer sa personnalité spontanée ainsi que sa joie de vivre et de faire de la musique.

«En fait, ça reflète bien ce que la musique baroque est: spontanée. Bach pouvait écrire une cantate et la faire chanter sur scène dans la même semaine. Il y avait donc beaucoup d’improvisation sur le moment et c’est ce que nous voulons recréer. Moi-même, ainsi que les musiciens avec qui je vais jouer, n’écrivons rien sur nos partitions, car nous voulons nous fier à notre intuition du moment, même si nous répétons quand même les pièces de manière à ce qu’elles soient bien jouées», signale-t-il.

Les détails de la programmation sont disponibles sur le site du festival (festivalbaroque.com).