Replonger dans le passé du Restigouche le temps d’un week-end

Comment travaillait-on le bois, tissait des vêtements ou forgeait le métal aux 17e et 18e siècles? Ce sont quelques-unes des choses que l’on peut découvrir avec Histoire Vivante Restigouche, une fresque grandeur nature du style de vie des ancêtres venus s’établir dans la Baie-des-Chaleurs.

Michel Guitard d’Atholville est le charpentier de ce village fictif. Il est aussi l’un des membres fondateurs de l’activité.

Adepte de ce genre de reconstitution, lui et ses fils s’amusaient à recréer des situations et outils d’époque avant même la venue d’Histoire Vivante Restigouche.
«On aime vraiment ça. C’est une petite passion chez nous», s’exclame-t-il en agitant son tour à bois.

Non loin de lui, on retrouve un immense four en terre cuite qu’il a construit lui-même. En fait, tout sur le site est pratiquement artisanal.

«Le but recherché est d’être le plus fidèle possible au style de vie de nos ancêtres. Au niveau personnel, c’est très instructif. Car même si on connaît relativement bien le sujet, on découvre toujours de nouvelles choses, d’anciennes façons de faire, en fouillant dans le passé», raconte-t-il.

Lorsque le campement a commencé, il n’y avait qu’une poignée d’exposants. L’an dernier, ils étaient 25.

Autre participant de la première heure, Clarence Huard se démarque par son attirail. Tireur de mousquet, il se promène avec son arme bien en vue.

«Me plonger de la sorte dans le passé pendant un week-end, c’est un peu une façon de rendre hommage à mes ancêtres. C’est une façon de montrer aux gens à quel point la vie à cette époque n’était pas évidente comparativement à nos jours. Ceux qui se sont établis ici en ont arraché», exprime-t-il.

Féru d’histoire, Michel Goudreau participe également à cette activité depuis les touts débuts. Président de la Société Historique Machault, il voit dans cet événement une occasion unique d’intéresser les gens à l’histoire.

«Et surtout la jeunesse. Car l’histoire c’est important, mais malheureusement on ne l’enseigne plus vraiment dans les écoles, et encore l’histoire locale. Là, l’histoire n’est plus dans un livre, elle prend vie devant nos yeux. On peut voir en personne la façon de vivre, toucher les objets. C’est très éducatif», indique-t-il.

Le campement Histoire Vivante Resti­gouche, qui en est à sa cinquième année d’existence, a débuté vendredi au Parc provincial Sugarloaf d’Atholville.

Ses portes sont ouvertes au public tous les jours jusqu’à sa fermeture, le 6 août. L’entrée est gratuite.