Les danses câllées font un retour en force au Festival Acadien!

Les danses câllées font un retour en force cet été, dans la Péninsule acadienne. Plusieurs sont régulièrement organisées depuis début juillet. Elles sont très prisées. Celle du Festival acadien de Caraquet, proposée lundi soir, n’a pas dérogé à la règle.

Le chapiteau érigé à côté du Carrefour de la mer n’a pas désempli, la piste de danse encore moins. Elle a été prise d’assaut, tant le monde ne s’est pas fait prier pour y aller virevolter.

L’ambiance était des plus conviviales et certains chandails clairsemés de taches de transpiration. Une danse câllée n’est pas de tout repos. Il faut tenir le rythme et garder la cadence. La plupart s’y sont donnés à cœur joie. Et ça faisait plaisir à voir.

Béatrice Catudet, de Sherbrooke (au Québec), ne dira pas le contraire. La jeune femme est en vacances dans la région.

«Ce sont des amis qui m’ont parlé de cet événement.»

Sa curiosité piquée au vif, elle s’est rendue sur place pour se faire une idée.

«Je trouve ça magnifique! C’est vraiment beau de voir tous ces gens de tous les âges danser ensemble. Sur des airs comme ceux-là, c’est impossible de ne pas être heureux.»

Il est vrai que la musique joue pour beaucoup. Le calleur est tout aussi important, si ce n’est plus. Lundi, les responsables du Festival acadien avaient fait appel à une pointure: Jean-François Berthiaume.

Cette vedette du genre avait déjà mis le feu à Caraquet l’an passé à l’occasion des célébrations du 150e anniversaire du Canada. Une danse câllée est également un bon moyen de basculer dans un autre temps.

«Ça me rappelle mes grands-parents et les traditions d’autrefois», commente Denise Lanteigne, de Pokesudie.

Son amie Gisèle Michon, elle, apprécie la dimension sociale de cette manifestation.

«On se fait de nouvelles connaissances en dansant ensemble.»

Une danse câllée, c’est tout ça à la fois. Surtout, la promesse d’un bon moment. C’est pour ces raisons que les dirigeants du festival en incluent une désormais dans leur programmation.

«C’est rassembleur, festif et intergénérationnel. Ça s’inscrit pleinement dans notre mandat. Nous en reproposerons, c’est certain», confie la directrice générale, Geneviève Lanteigne.

Elle n’est pas la seule à miser sur les danses traditionnelles et l’engouement qu’elles inspirent. Des activités semblables se déroulent les fins de semaine au bar La Brôkerie à Caraquet et devant l’église de Lamèque.