Un engrenage libérateur

EngreNage d’une âme en péril, paru aux Éditions de la Francophonie, est le premier roman de Rachel Landry. Avec un titre pareil, on serait en droit de s’attendre à un livre sombre. L’auteure le définit elle-même comme «un drame psychologique avec intrigue». Le discours se veut pourtant solaire et positif.

«J’ai délibérément mis le deuxième n d’engrenage en majuscule dans mon titre, car quand on nage, on finit par atteindre le rivage.»

Dans son récit, cette native de Saint-Léolin, près de Caraquet, met en scène plusieurs personnages confrontés aux difficultés de la vie. Surtout, elle montre combien il est possible et important de les affronter.

«Nous rencontrons tous des obstacles. Nous avons le choix de nous laisser engloutir par les vagues ou bien de nager jusqu’au rivage.»

Avec son ouvrage, Rachel Landry souhaite véhiculer un message d’espoir.

«Une âme en péril peut survivre. Si l’on est une âme en péril, il faut y croire et y mettre du sien. C’est trop facile de blâmer les autres.»

L’écrivaine s’inclut dans cette posture. Son roman s’inspire de situations autobiographiques. S’exprimer de la sorte l’a libérée.

«Ce livre m’a fait du bien. J’ai maintenant une approche différente de la vie. Je n’ai pas radicalement changé ma perception, c’est plus subtil. Écrire m’a apporté un sentiment de bien-être, un nouvel élan. J’ai eu des moments d’euphorie avec mes personnages.»

Elle espère qu’il en sera de même pour les lecteurs. Avec sa plume, Rachel Landry veut toucher les gens.

«À chacun de capter ce dont il a besoin.»

Après l’avoir conçu précieusement et en secret, l’auteure se dit «prête et impatiente» de partager son livre. Celui-ci a été officiellement lancé dimanche après-midi, dans la salle du Club de l’âge d’or de Saint-Léolin.

Rachel Landry a toujours aimé écrire, principalement de la poésie. Son entourage n’a été informé de ses ambitions littéraires qu’une fois qu’EngreNage d’une âme en péril était sur le point d’être publié.

«Ça ne nous surprend pas d’elle», confie une de ses sœurs, Lorraine.

Elle et les autres membres de la fratrie, Maylinda et Stéphane, n’ont pas encore lu l’œuvre de Rachel. Ils se déclarent «excités et fébriles» à l’idée de le faire.

«Notre activité de la semaine prochaine, ce sera lecture», sourit le frère. n

BDV

Enthousiasmée par l’expérience du premier roman, Rachel Landry n’exclut pas d’en écrire un deuxième. – Acadie Nouvelle: Vincent Pichard