Qui sera le prochain directeur artistique du Théâtre populaire d’Acadie?

Le processus en vue d’embaucher un nouveau directeur artistique et codirecteur général au Théâtre populaire d’Acadie, pour succéder à Maurice Arsenault, est bien entamé. Le président du conseil d’administration, Normand Mourant, soutient qu’ils ont reçu plusieurs candidatures pour ce poste qu’il espère pourvoir bientôt.

La direction du TPA a mis fin au contrat de l’ancien directeur artistique Maurice Arsenault le 14 juillet. Celui-ci dirigeait les destinées artistiques de la compagnie de théâtre de Caraquet depuis 12 ans. Les motifs du licenciement du directeur n’ont jamais été révélés par le conseil d’administration. Le président Normand Mourant soutient que c’est pour des raisons de confidentialité.

«On a été suggéré par notre avocat de maintenir la confidentialité dans ce dossier pour s’assurer qu’il n’y aura pas de problème par la suite. Je ne peux pas répondre à cette question à savoir s’il y avait un lien avec les allégations de harcèlement sexuel», a déclaré Normand Mourant, en entrevue à l’Acadie Nouvelle.

En mai, une plainte pour harcèlement sexuel a été déposée par le comédien Frederic Melanson à l’endroit d’un supérieur du TPA. Par la suite, le conseil d’administration du théâtre a suspendu l’employé en question, sans préciser son identité. Une enquête menée en collaboration avec des experts-conseils a alors été déclenchée pour faire la lumière sur les allégations. Bien que le rapport n’a jamais été rendu public, on a appris récemment que le théâtre a mis fin au contrat de Maurice Arsenault.

Dans un reportage de Radio-Canada, on indique que la direction du TPA n’a pas renouvelé le contrat de Maurice Arsenault à la suite des conclusions du rapport d’enquête faisant suite aux allégations de harcèlement sexuel. Dans ce même reportage, le comédien Frederic Melanson s’est dit déçu du manque de transparence du TPA concernant les raisons du départ du directeur artistique. Or, Normand Mourant estime que la compagnie n’a pas manqué de transparence.

«On a voulu tout simplement s’assurer que la confidentialité reste dans tout le processus. Je ne pense pas qu’on a manqué de transparence parce que si on avait manqué de transparence, on n’aurait rien fait. Je pense qu’on a pris ce dossier-là très au sérieux et on a fait ce qu’on avait à faire», a-t-il partagé.

Au cours des prochaines semaines, le conseil d’administration travaillera à la mise en place d’une politique anti-harcèlement pour assurer un milieu de travail sain et respectueux.

«On travaille encore là-dessus. On aura une réunion du conseil d’administration au début octobre et on devrait pouvoir présenter au conseil une politique pour s’assurer que le TPA soit et demeure un endroit libre de tout harcèlement.»

Le président souligne qu’il s’agit d’une demande qui leur vient de leur principal bailleur de fonds et que le conseil d’administration est d’avis qu’il est absolument nécessaire pour le TPA de se doter d’une telle politique.

M. Mourant ajoute que plusieurs personnes se sont montrées intéressées par la direction artistique de la compagnie qui compte actuellement trois employés à temps plein et plusieurs pigistes. L’offre d’emploi a été publiée et les personnes intéressées avaient jusqu’au 24 septembre pour soumettre leur candidature. Un comité d’embauche effectuera une première sélection au cours des prochaines semaines.

«On veut combler le poste le plus rapidement possible, mais on veut quand même bien faire ça puis s’assurer qu’on prend la meilleure personne pour le poste. On ne s’est pas donné vraiment d’échéancier, mais on s’attend à ce que le processus soit complété d’ici un mois. Après, ça va dépendre de la personne qu’on aura choisie et de ses disponibilités», a ajouté M. Mourant.

La compagnie n’a plus de directeur artistique depuis le 14 juillet.