Regard sur l’oeuvre de Guy Arsenault dans un livre d’art

Après avoir créé une exposition sur les œuvres visuelles de son père Guy Arsenault, la commissaire Maryse Arseneault publie un ouvrage d’envergure qui jette un regard sur le travail de cet artiste prolifique de Moncton.

La monographie de 98 pages, intitulée Saynètes dans la picture window, est lancée ce mardi à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen à Moncton, là où l’exposition a été présentée cet été. Le livre rassemble plus de 75 œuvres, des textes d’analyse signés par Maryse Arseneault, la poète Dyane Léger et l’auteur Sébastien Lord-Émard.

La commissaire a voulu ainsi offrir un portrait de son père abordé sous trois angles différents. Avec ce projet, elle met en lumière le parcours en art visuel de Guy Arsenault, mieux connu comme poète, notamment pour son célèbre recueil Acadie Rock. Parallèlement à son œuvre littéraire, son travail en art visuel – souvent comparé à de l’art naïf – a dépeint les maisons, les rues et la vie quotidienne de son quartier à Moncton. Sa fille, qui est aussi artiste, tenait à documenter son travail afin de faire découvrir au monde l’ampleur de son oeuvre. Dans son texte, la commissaire présente un point de vue personnel, tandis que les deux autres auteurs apportent des points de vue extérieurs.

«Dyane Léger a le même âge que lui et elle a vécu dans les mêmes lieux que lui. Je lui ai demandé de créer un portrait de l’impression qu’on avait de Guy Arsenault dans les années 1970 quand moi je n’étais pas là. Ensuite, Sébastien Lord-Émard présente un portrait dans un contexte de l’histoire de l’art.»

L’exposition a rassemblé 78 dessins et peintures de l’artiste. Pour le livre, la commissaire a fait une sélection un peu différente.

«Il y a des choses qui se présentent mieux en publication. Ça donne un autre point de vue, mais pas trop différent. Ça fait de belles surprises pour les gens qui ont vu les deux.»

Pour Maryse Arseneault, le lancement du livre représente l’aboutissement d’un projet sur lequel elle travaille depuis deux ans. Quand elle a commencé le projet, c’était justement pour documenter l’oeuvre de son père. Une bourse d’Artsnb destinée à ce genre de projet lui a permis d’entreprendre cette vaste entreprise qui la touche personnellement. Elle souhaite maintenant que l’exposition puisse voyager à l’extérieur du sud-est du Nouveau-Brunswick afin de montrer dans d’autres régions le travail de son père.

En plus du lancement de la publication qui se tient mardi à compter de 17h, Maryse Arseneault donne une conférence sur son projet, mardi à midi, toujours à la Galerie Louise-et-Reuben-Cohen.