Shediac: place au cinéma des Maritimes

Le documentaire Simplement Viola de Rodolphe Caron donnera le coup d’envoi au 3e Festival annuel du film de Ciné-Shediac. L’événement, qui s’étend du 3 au 5 octobre, offre une vitrine au cinéma et aux réalisateurs du Nouveau-Brunswick.

La ville de Shediac passe en mode cinéma, cette semaine, le temps de ce festival qui est encore tout jeune. Le comité de bénévoles aux commandes s’est donné comme mission d’offrir différentes activités culturelles dans la ville côtière du Sud-Est, en commençant par le septième art. Depuis cinq ans, ce comité présente Ciné-Shediac au Centre multifonctionnel de la ville. On y propose du cinéma de répertoire, des documentaires, des classiques, des films canadiens relativement récents, en français et en anglais, ainsi que des œuvres internationales. En plus des séances hebdomadaires du mercredi, le comité a mis sur pied un festival pour mettre en lumière les œuvres cinématographiques réalisées dans la région atlantique. Les cinéastes seront aussi présents pour parler de leur travail.

En plus du documentaire de Rodolphe Caron sur la vie de l’actrice Viola Léger, le festival présente une soirée de courts métrages indépendants du Nouveau-Brunswick, dont un film de Julie Frigault, ainsi qu’une soirée musicale et de cinéma le 5 octobre avec le groupe de jazz néo-brunswickois, Tin Pan Darlings, qui accompagne en musique et en chanson la projection d’un film muet de leur création. Toutes les activités du festival se déroulent au Centre multifonctionnel de Shediac.

Nicole Tremblay du comité organisateur raconte qu’elle a déménagé avec son mari à Shediac en 2009. Avec un groupe de bénévoles, ils ont eu envie d’organiser des activités pour améliorer la vie culturelle dans la ville. Après une série de rencontres, ils ont opté d’abord pour le cinéma.

«Les soirs d’hiver, on ne voulait pas nécessairement se rendre à Moncton. Plusieurs d’entre nous, on allait déjà à l’Université de Moncton pour voir des films un peu différents. Alors on s’est dit pourquoi on ne le fait pas ici», a-t-elle souligné.

Le Ciné-Shediac fonctionne grâce aux dons et à l’appui de la municipalité qui fournit les locaux. L’entrée est gratuite et les gens sont toujours invités à participer à une discussion à la suite de la projection. En octobre, la programmation propose, entre autres, le drame historique Hochelaga, terre des âmes, de François Girard et le documentaire français Demain qui a remporté un César en 2016. La programmation peut être consultée sur le site web de la ville de Shediac. Si la plupart des films de la programmation ont déjà été présentés ailleurs, il reste qu’il y a un réel intérêt des cinéphiles pour les voir ou les revoir, notent les organisateurs. Les projections attirent un public de tous les âges.

Ciné-Shediac présente des films gratuitement tous les mercredis à 19h depuis cinq ans. Ils alternent entre les films français et les films anglais, avec des sous-titres dans l’une ou l’autre des deux langues. Les séances de projection du festival débutent aussi à 19h.