Jacques Surette en vedette au Festival Parlures d’icitte

Invité au Festival Parlures d’icitte à Memramcook, Jacques Surette a choisi la musique pour raconter ses histoires. Fier de ses racines, l’auteur-compositeur-interprète de Yarmouth qui amène un vent de fraîcheur dans le paysage musical, avec des textes sensibles sur une musique folk, s’offrira un premier album pour ses 19 ans en 2019.

Plusieurs personnes ont découvert le chanteur et guitariste Jacques Surette sur le web puisque l’artiste partage ses vidéos de chansons depuis près de deux ans. Une fois qu’on l’a entendu, c’est difficile de ne pas se souvenir de lui. Avec une voix au timbre unique, il livre des textes authentiques inspirés des histoires et de la culture de son coin de pays dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, tout y apportant une touche universelle. Sa passion est d’écrire et composer. Ses prestations sur la toile ont suscité beaucoup d’intérêt et de réactions positives. Lisa LeBlanc l’a remarqué et lui a proposé de réaliser son premier album avec son fidèle complice Benoit Morier.

«Quand j’ai eu la chance de parler avec eux, j’ai vu ça comme une très belle chance de faire un album en bonne forme. Je trouve que c’est nice de le faire professionnellement dans un studio, avec un réalisateur. Le disque va être enregistré dans le studio de leur maison à Benoit Morier et Lisa leBlanc et l’autre portion de l’album au studio MRC à Memramcook.»

L’Acadien de la Nouvelle-Écosse, qui se produit de plus en plus au Nouveau-Brunswick, a signé récemment une entente avec Le Grenier Musique à Moncton. La préproduction débutera en janvier et la parution de l’album est prévue autour de l’été 2019. De la trentaine de chansons de sa collection, une dizaine de pièces comme Le siffleur et Marche, marche, marche pourraient se retrouver sur ce premier opus qui comprendra aussi quelques pièces en anglais puisqu’il écrit dans les deux langues.

«Ma langue première est le français pour sûr, mais j’aime écrire en anglais aussi. Par ici et ailleurs, beaucoup de monde écoute mon matériel en anglais. Je crois que ce sera comme du folk indie», a expliqué celui qui a fait la demi-finale du Gala de la chanson de Caraquet cette année.

L’écriture de chansons fait partie de son quotidien.

«J’ai tout le temps des idées de chansons dans ma tête. Je commence avec ma guitare et puis si j’aime le son et la mélodie, j’essaie de trouver un texte qui va avec cette mélodie. Si c’est une mélodie qui est triste ou plus jolie, j’essaie de trouver un sujet qui peut collaborer avec cette mélodie», a-t-il poursuivi.

Son père Éric Surette, qui a aussi été auteur-compositeur-interprète, a sorti un disque en 1988 sur les gens de sa région de l’île des Surette.

«C’était toutes des chansons à propos de son village. Mon matériel est une petite miette différent dans le sens que j’écris à propos de sujets plus universels, mais c’est sûr que mon coin est une grosse partie de mes chansons.»

Depuis deux ans et surtout depuis qu’il a une voiture, il donne beaucoup plus de spectacles dans différentes régions de l’Acadie. Il a chanté à plusieurs reprises au Nouveau-Brunswick. Au Festival Parlures d’icitte, il offrira un court spectacle intimiste à la soirée cabaret le samedi 13 octobre au Club d’âge d’or Le berceau. Comme la plupart de ses chansons racontent des histoires, il sera tout à fait à sa place à ce festival qui met en lumière le conte. Le Festival Parlures d’icitte qui a débuté mardi en force avec La soirée d’antan se poursuit jusqu’à dimanche.