Du glamour signé Acadie au Gala de l’ADISQ

Vous ne le saviez peut-être pas, mais l’Acadie a joliment brillé sur le tapis rouge du Gala de l’ADISQ. Et pas seulement parce que quelques-uns de nos compatriotes l’ont foulé. Certaines des plus belles tenues vestimentaires portaient la signature de deux créatrices de chez nous: Janie McLaughlin, native de Rivière-du-Portage, et Vanessa Borris, originaire de Saint-Quentin.

Janie McLaughlin a créé la superbe robe noire de la chanteuse québécoise Annie Villeneuve ainsi que l’ensemble poétique de l’Acadienne Amélie Hall – cette dernière l’ayant porté au Premier Gala mercredi soir dernier. Vanessa Borris a quant à elle signé la robe rouge portée par la conjointe de Wilfred Le Bouthillier, l’actrice Jézabel Drolet, en plus de chapeauter le stylisme de celui qui vient tout juste de lancer son 5e album solo.

Au cours d’entretiens téléphoniques distincts, les deux jeunes femmes nous mentionnent toutes deux être passionnées de mode et de création depuis leur tout jeune âge. Atteinte de surdité, Janie McLaughlin souligne toutefois que la couture et la création de vêtements lui ont également permis de surmonter diverses épreuves, dont la fibromyalgie, maladie qui l’a frappée peu avant l’adolescence.

«Créer m’a permis de me retrouver dans ma bulle et de transmettre mes émotions. C’est encore le cas aujourd’hui», affirme la Tracadienne âgée de 26 ans et tout juste bachelière en design et stylisme de l’École supérieure de mode, affiliée avec l’Université du Québec à Montréal.

Pour sa part, Vanessa Borris roule sa bosse dans le domaine de la mode depuis une dizaine d’années. En plus de créer ses propres pièces, elle est également styliste pour nombre d’artistes ainsi qu’à TVA.

«Je suis très sincère en te disant que je ne saurais pas quoi faire d’autre de ma vie tellement j’aime mon domaine!», lâche avec entrain à Quentinoise âgée de 29 ans.

Pour autant, c’est le bouche-à-oreille qui a en grande partie permis aux deux Acadiennes d’habiller les trois célébrités susmentionnées. Dans le cas de Vanessa Borris, c’est grâce à une amie commune qu’elle a rencontré Jézabel Drolet.

«Nous avons jasé ensemble de ses goûts; elle souhaitait porter quelque chose d’élégant, mais de punchy et sexy en même temps», précise la designer qui dit avoir mis trois jours pour créer la robe – un délai relativement court pour ce type de création.

Dans le cas de Janie McLaughlin, son défilé de fin de bac a attiré le regard du styliste d’Annie Villeneuve, qu’elle a habillée pour la première fois en juin, dans le cadre du party du Grand Prix de Montréal. Satisfaite, la chanteuse saguenéenne a de nouveau fait appel à elle pour le Gala de l’ADISQ.

«Pour ce qui est d’Amélie Hall, c’est plutôt moi qui l’a contactée. Je suis son parcours depuis ses débuts et ma mère m’avait mentionné qu’elle ‘aimait’ plusieurs de mes créations sur les médias sociaux. Quand nous nous sommes rencontrées, ç’a tout de suite cliqué entre elle et moi!», soutient la designer.

Maintenant, la question qui tue: que pensent-elles chacune de la ou des créations de leur consœur?

«Vanessa a fait une très belle robe! Ça avantage très bien la silhouette de Jézabel Drolet et la couleur va très bien avec son teint. Je remarque aussi plusieurs petits détails qui ont certainement nécessité beaucoup de travail», juge Janie McLaughlin à propos de la création de Vanessa Borris.

Même enthousiasme en changeant de juge et de démonstratrice.

«C’est super beau ce que Janie a fait! Il faudrait que je l’appelle pour la rencontrer et peut-être faire des projets avec elle!»

L’union fait la force, même dans la mode.