Kit Goguen reprend la route avec le Cirque du Soleil

Christian «Kit» Goguen chantera à nouveau dans une production du Cirque du Soleil. L’artiste acadien qui a décroché le rôle du chanteur dans le spectacle Totem s’envolera pour Paris en décembre avant d’entreprendre une vaste tournée européenne de 370 représentations en 2019.

De 2010 à 2013, Christian Goguen a chanté dans deux productions du Cirque du Soleil: Corteo et Zarkana. Il a voyagé en Europe, en Russie, et à New York pour ensuite aller vivre pendant une année à Las Vegas. Kit Goguen a mis fin à son périple avec le Cirque du Soleil en 2013, d’un commun accord avec les organisateurs qui avaient apporté des modifications au spectacle Zarkana. Depuis cinq ans, le chanteur acadien a maintenu des liens avec les responsables de la compagnie. Même s’il n’a pas chômé depuis son retour en Acadie, l’envie de voyager et le goût de l’aventure ne l’ont jamais quitté.

«Une fois qu’on a vécu la magie du Cirque du Soleil, ça reste assez creux dans les tripes. Ce n’est pas juste un contrat, c’est un mode de vie. On passe tellement de temps avec ce monde-là que ça devient vraiment comme une deuxième famille», a exprimé Christian Kit Goguen.

Il souligne que les rôles de chanteur ne sont pas nombreux au Cirque du Soleil. Lorsque le chanteur du spectacle Totem est parti, on a contacté l’artiste acadien pour le remplacer. Ce spectacle, qui tourne déjà depuis 2010, retrace l’aventure fascinante de l’évolution humaine depuis son état primitif d’amphibien à son désir de voler. La distribution comprend une quarantaine d’artistes, dont un chanteur et une chanteuse.

«Mon personnage est beaucoup dans les couleurs qui ressemblent à la fois à un chaman, à un Amérindien et à un guerrier. C’est un personnage qui est assez fort. Quand on est chanteur au Cirque du Soleil, quelque part, on porte une partie de l’énergie du spectacle parce qu’on est un peu comme la voix du spectacle.»

En grande forme

Le chanteur acadien a commencé les répétitions à Montréal en vue de sa première prestation avec la troupe à Paris, à la mi-décembre. Il mentionne qu’il a littéralement été pris en charge à son arrivée dans la métropole québécoise.

«Ils veulent vraiment qu’on soit en grande forme avant d’entrer sur la scène. C’est très physique aussi. En 2019, j’ai 370 spectacles de prévus, six jours par semaine, à raison de deux représentations par jour. C’est un spectacle qui est présenté sous chapiteau. Une fois que ça part, il faut être en forme.»

Il aura quand même droit à des pauses de plusieurs jours pendant le démontage et le montage du chapiteau, où il aura le loisir de faire le touriste ou encore revenir à Dieppe auprès de son épouse et son garçon.

Il s’envolera vers Paris le 4 décembre et son entrée en scène est prévue le 16 décembre. La tournée européenne commencera en janvier au Royal Albert Hall de Londres – une salle de plus de 5000 places.

«Il y a tellement d’histoire dans cette salle. Les Beatles ont joué là. C’est presque irréel. C’est un peu le même sentiment que celui de jouer au Radio City Music Hall à New York.»

Par la suite, le spectacle sera présenté à Vienne, à Genève, en Hollande, aux îles Canari et en Allemagne. Ce sont, pour la plupart, des endroits qu’il n’a jamais visités. L’artiste confie qu’il s’ennuyait des voyages.

«J’ai prié souvent à la vie pour avoir l’occasion de refaire de beaux voyages et je me retrouve de nouveau avec une belle tournée en Europe. En cinq ans, il y a beaucoup de choses qui changent. Je vais reprendre cette tournée avec une autre perspective et plus de maturité. Et j’ose croire, plus de sagesse. Je veux en profiter aussi pour m’inspirer, composer et écrire beaucoup. Je veux aller chercher de nouvelles histoires à raconter.»

Depuis cinq ans, Christian Kit Goguen – qui a donné plusieurs conférences sur le syndrome de la Tourette a aussi créé un spectacle sur ce sujet afin de sensibiliser la population et éliminer les préjugés. Il a fait des tournées scolaires, assuré la direction artistique du Gala de la chanson de Caraquet, chanté dans le spectacle la Vallée des possibles à Memramcook et joué dans trois productions du Pays de la Sagouine.