Daniel Léger et Mathieu Laprise récompensés au FICFA

Les artisans de l’atelier de Daniel Léger et Le patenteux d’Harelle de Mathieu Laprise ont remporté les honneurs au 32e Festival international du cinéma francophone en Acadie, vendredi soir, devant une salle bondée au Théâtre Capitol à Moncton.

Un total de 75 films en provenance du Canada et d’ailleurs figuraient à la compétition officielle. Des prix ont été remis dans sept catégories par trois jurys différents. Le travail de deux cinéastes de l’Acadie, Daniel Léger et Mathieu Laprise, a été récompensé.

Daniel Léger est reparti du FICFA avec le très convoité prix La Vague Léonard-Forest du meilleur long métrage acadien pour son plus récent documentaire Les artisans de l’atelier. Le jury a souligné sa sensibilité, la justesse de son regard et la grande humanité qui se dégage de cette œuvre qui ouvre une fenêtre sur l’univers d’une quinzaine de travailleurs à besoins spéciaux de l’Atelier l’Artisan à Memramcook.

Le documentaire de Mathieu Laprise, Le patenteux d’Harelle, a récolté la Vague ACIC/ONF de la meilleure œuvre acadienne court métrage. Son sujet sympathique que l’on retrouve avec joie dans un petit documentaire plein de rebondissements et de révélations improbables a séduit le jury courts métrages. De plus, en assurant la caméra et le montage, le cinéaste a réalisé un véritable tour de force. Cette récompense est assortie d’une bourse de 5000$ en équipement.

En fiction, le travail de femmes cinéastes a été récompensé par le jury. La Vague du meilleur film de fiction international a été remise au drame franco-libanais Capharnaüm de Nadine Labaki. Ce film troublant qui retrace l’incroyable parcours d’un enfant en quête d’identité a également été la grand favori du public qui lui a décerné le prix coup de coeur ex aequo avec Les Filles du Soleil d’Eva Husson. La Vague du meilleur long métrage canadien de fiction est allée au film québécois Une colonie de Geneviève Dulude-De Celles. Le jury a tenu aussi à décerner une mention à Quand l’amour se creuse un trou d’Ara Ball.

Du côté des documentaires, c’est le film de Jean-François Caissy, Premières armes, qui a obtenu la Vague du meilleur long métrage. Le jury a salué sa maîtrise du langage cinématographique, tout en mentionnant l’incursion du cinéaste dans un univers difficilement accessible.

Le jury courts métrages a eu un coup de coeur unanime pour Brotherhood (Québec/Tunisie) de Meryam Joober qui a remporté La Vague du meilleur court métrage canadien. Cette courte fiction riche, tendue et pleine d’humanité a conquis le jury. Ce dernier a souligné sa grande force et l’intelligence du scénario, la sensibilité des images et la qualité de la mise en scène. Le jury a aussi offert une mention au film Lunar-orbit rendezvous de Mélanie Charbonneau pour sa fantaisie et sa poésie.

Un monde sans bêtes de Emma Benestan et Adrien Lecouturier a été couronné de La Vague du meilleur court métrage international. La beauté saisissante des images et la grande maîtrise des codes cinématographiques brouillant les frontières entre la fiction et le documentaire, la sensibilité du jeune personnage ont particulièrement plu au jury.

Le jury longs métrages documentaires et acadiens était composé de Sofi Langis, Luc Bourdon et Éric Bachand, tandis que le celui des courts métrages rassemblait Martin Bureau, Francine Hébert et Claudia Hébert. Le jury longs métrages de fiction, était composé de Louis-David Morasse, Marie-Jo Thério et Pascal Hologne. Salués par de vibrants applaudissements, le documentaire Cocagne de l’Acadie d’Albénie Delacôte, le court métrage Noah, 18 ans, de Francine Hébert et le film improvisé, Posy, de Xavier Gould ont clôturé de belle façon ces neuf journées consacrées à la fête du cinéma d’expression française.