À 13 ans, elle publie déjà un premier récit jeunesse

Maegan L. Levesque ne pouvait certes pas rêver d’un plus beau cadeau de Noël.

Âgée d’à peine 13 ans, la résidente du secteur Saint-Jacques à Edmundston s’apprête à publier un premier roman, aux Éditions de la Francophonie.

N’ayant pas froid aux yeux, cette dernière a apposé jeudi matin sa signature à un contrat qui vient de lui être accordée par l’éditeur et qui la plongera dans un univers qui lui était jusqu’à tout récemment parfaitement inconnu.

L’ouvrage, ayant pour titre Origine Dominique/Malia, relate le parcours d’une jeune adolescente qui décide d’éclaircir les circonstances entourant la mort de ses parents.

Sans trop révéler de détails au sujet du récit d’action qui s’adresse avant tout aux 14-15 ans, la jeune auteure raconte que les aventures du personnage principal (Dominique) l’amèneront entres autres à rencontrer sa sœur Malia, qui lui était plutôt peu familière avant le drame.

«Dominique est une ado généralement discrète, le genre d’élève qui ne sort pas nécessairement du lot à l’école», explique Maegan, en parlant avec une certaine retenue de son personnage.

Si tout va bien, le livre devrait être publié au printemps. De format de poche, l’ouvrage devrait contenir environ 150 pages.

«Dans un monde idéal, il pourrait y avoir un lancement durant le Salon du livre d’Edmundston», affirme l’élève de 8e année qui fréquente l’école Saint-Jacques.

Lors de la rentrée scolaire, l’adolescente avait couché sur papier de son rêve de publier un roman un jour.

«J’avoue que je ne m’étais quand même pas trop créé d’attentes en envoyant mon manuscrit à quelques éditeurs en octobre», a expliqué l’auteure lors d’une rencontre à son domicile.

«Ça prend une passion pour te pousser à aller plus loin dans la vie», ajoute-t-elle dans un même registre.

Maegan se dit des plus reconnaissante à l’endroit de Julie Clavette-Martin, son enseignante de 7e année, et de Marco Couturier, qui est agent communautaire et culturel à l’école Saint-Jacques.

L’aide apportée par ces derniers fut somme toute précieuse, raconte-t-elle sans hésitation.

«J’avais les frissons quand j’ai appris en classe que son histoire serait publiée. Il faut dire que j’avais rapidement remarqué chez Maegan un grand talent pour la lecture», a affirmé avec fierté l’enseignante qui prenait aussi part à la rencontre.

«Ma rencontre avec l’auteure acadienne Émerise LeBlanc Nowlan a également été déterminante dans mon cheminement», a ajouté dans la même veine la jeune écrivaine.

Le fait d’avoir été entouré de livres de toutes sortes depuis ses premiers jours sur Terre a sans doute pu influencer le don de l’adolescente pour la lecture et l’écriture, ont expliqué ses parents qui prenaient aussi part à la discussion.

«Je peux aisément lire aujourd’hui quatre livres par mois; des romans d’aventure et fantastiques en particulier», précise l’adolescente qui traîne toujours un calepin de notes à ses côtés.

«Maegan a une imagination très développée pour son âge», explique sa mère, Martine Levesque, qui n’hésitera pas à donner un coup de pouce à la mise en marché du livre et à la rédaction de la biographie de l’auteure qui se retrouvera éventuellement à l’arrière de l’ouvrage.

Fin prête à vivre cette aventure livresque, Maegan Levesque n’entend pas pour autant mettre en veilleuse ses plans de carrière pour se consacrer exclusivement à l’écriture.

«C’est un passe-temps avant tout. J’envisage une carrière en architecture, en design ou en comptabilité.»