Les 12 coups de coeur culturels de… Pascal Raiche-Nogue

NDLR: L’année achève, c’est le temps de revenir sur les oeuvres et les événements qui nous ont touchés, qui nous ont fait vibrer. L’Acadie Nouvelle vous présentera au cours des prochains jours les coups de coeur culturels de trois membres de son équipe. Autour du journaliste et chroniqueur Pascal Raiche-Nogue de vous proposer sa liste.

1 – Les spectacles qui commencent tôt

De la musique, j’en mange. Parlez-en à mes collègues au journal; j’ai toujours des écouteurs vissés dans les oreilles. Et j’adore aller voir des shows. Mais quand ça commence à 23h et que le groupe principal monte sur scène à minuit et demie (ou même plus tard), je décroche. Surtout la semaine.

J’aimerais donc lever mon chapeau aux promoteurs et aux artistes qui ont le courage d’organiser des événements plus tôt et qui nous permettent de rentrer à la maison à une heure raisonnable.

 

Art d’Ecco – Gracieuseté

2 – Trespasser d’Art d’Ecco

Le premier album d’Art d’Ecco est génial. Le glam rocker de la Colombie-Britannique – qui porte des souliers à talons hauts, une perruque et du maquillage – a développé un son bien à lui et que j’apprécie particulièrement. Si vous aimez David Bowie, les synthétiseurs et des textes hyper bien ficelés, allez écoutez ça.

3 – Tell Me How You Really Feel de Courtney Barnett

Cette auteure-compositrice-interprète australienne frappe en plein dans le mille avec son deuxième album, qui compte plusieurs bonnes pièces rock qui brassent un peu (mais pas trop quand même).

4 – Hubert Lenoir

Je sais, je sais, c’est pas très original de mettre Hubert Lenoir dans mon palmarès de fin d’année. C’est le chouchou de la critique et tout le monde se l’arrache ces derniers temps. Si je l’inclus, c’est plus pour sa personnalité et son irrévérence que sa musique.

Son album Darlène est très bien et je l’écoute de temps en temps. Mais ce que j’aime vraiment, c’est le fait que ce jeune Québécois dérange et qu’il bouscule le monde culturel. Il dit ce qui lui passe par la tête, il choque et s’attire les foudres d’une certaine élite bien-pensante.

5 – Still Clean de Soccer Mommy

Le premier album de l’auteure-compositrice-interprète américaine Soccer Mommy (alias Sophie Allison), paru en 2018, m’est rentré dedans comme une tonne de brique. Ses mélodies sont douces, tristes. Le genre d’album que j’aime écouter en lisant un bon livre, «éfouaré» sur mon divan, ou en marchant en ville quand il fait gris et froid.

Jared Betts – Archives

6 – Jared Betts

Les oeuvres de cet artiste visuel de Moncton ont vraiment pris du temps avant de se tailler une place dans mon coeur. Mais là, c’est fait. Ses peintures abstraites sont vivantes, fluos, chaotiques. C’est pas pour tout le monde, mais ça me plait.

J’affectionne particulièrement l’énorme murale qu’il a peinte en 2016 au centre-ville de Moncton dans le cadre du Festival Inspire.

Je la vois presque tous les jours, puisqu’elle donne sur le stationnement où je gare ma voiture lorsque je suis au bureau.

7 – cursed de Seas

Le groupe ontarien Seas a lancé un superbe album à la fin de 2018. Je l’écoute en boucle ces temps-ci. Rien de très révolutionnaire comme son, c’est de l’excellent rock emo et avec la voix planante de Chris «Hippy» Hugues. La formation est composée d’anciens membres de l’un de mes groupes fétiches, Moneen. Ça s’entend tout de suite dans cursed.

 

Xavier B. Gould – Archives

8 – Xavier B. Gould

Je l’ai mis dans mes coups de coeur culturels l’année passée. Pas grave, je vais le remettre cette année. L’artiste multidisciplinaire Xavier B. Gould est comme une grosse bouffée d’air frais dans le milieu culturel de Moncton et du Nouveau-Brunswick en général. Sa poésie sur Instagram et les coups de gueule de son personnage Jass-Sainte Bourque sont à ne pas manquer.

9 – La trilogie des Ombres d’Arnaldur Indridason

Je suis tombé là-dessus par hasard dans une librairie. Comme j’ai un gros faible pour les polars qui se déroulent pendant la Seconde Guerre mondiale (allô Philip Kerr), j’ai décidé de donner une chance au premier tome. L’action se déroule à Reykjavik, en Islande, au début des années 1940. Gros coup de coeur. J’ai ensuite dévoré les deux autres tomes. Excellent.

10 – Joy Division

Oui oui, je sais que Joy Division n’existe plus depuis longtemps. En gros, c’est que j’ai regardé le film Control – qui porte sur la vie du leader de la formation, Ian Curtis, décédé en 1980 – cette année. Là aussi, j’arrive au party en retard (le film est sorti en 2007).

J’en avais acheté une copie il y a quelques années, quand Blockbuster avait fait faillite et que j’étais convaincu que c’était une bonne idée de remplir mes étagères de DVD. Pas le coup de génie du siècle…

Bref, je tripe vraiment sur Joy Division depuis quelques mois, J’ai l’impression de revenir à la source, d’enfin comprendre d’où provient le son de ces dizaines d’artistes contemporains que j’ai tant écouté.

11 – Bottle It In de Kurt Vile

Quel album! J’ai dû l’écouter une bonne centaine de fois depuis sa sortie en 2018. C’est une vraie perle. Toute douce, mais quand même avec de la gueule. L’américain Kurt Vile a une voix à la Bob Dylan, qui glisse d’une note à l’autre avec nonchalance. C’est parfait.

 

Dominique Léger – Archives

12 – Le FICFA 2018

Encore une fois, je ne suis pas très original. Mais d’année en année, le Festival du cinéma francophone en Acadie réussit à me surprendre, à me faire découvrir des petits bijoux. La nouvelle directrice de la programmation de cet événement annuel, Dominique Léger, a livré la marchandise lors de l’édition 2018.