Thomé Young: bien doser

Thomé Young remontera sur scène vendredi, à Fredericton (Théâtre Bernard-Poirier, à 19h30), et samedi, à Kedgwick (Salle Fatima, à 20h), après quelques mois d’absence sur les planches. S’il a bien ajouté quelques cordes à son arc et choisi volontairement d’être un peu moins présent dans l’espace public dans les dernières années, l’auteur-compositeur-interprète que l’on a connu originellement sous son vrai nom, Pascal Lejeune, assure que la musique demeure sa plus grande passion.

Thomé Young sera accompagné de trois musiciens et interprétera les chansons de ses deux derniers efforts sur disque, Patsy, sorti en en novembre 2017, et Victoria, lancé en août 2014.

L’artiste natif de Pointe-Verte et demeurant aujourd’hui à Maisonnette a démarré sa carrière en lion avec la sortie de son premier album, Le commun des bordels, en 2007, et grâce auquel il a donné plus d’une centaine de spectacles en Acadie, au Canada ainsi qu’en Europe.

Depuis, Thomé Young a ralenti la cadence. Il confie à l’Acadie Nouvelle que c’est à la fois par nécessité pratique que pour ne pas tuer sa cote d’amour du public en étant surexposé.

«Peut-être qu’en étant moins présent, je ne donne pas trop l’occasion au public de se tanner de moi», avance-t-il d’un ton mi-figue, mi-raisin.

À voir les nombreux messages élogieux qu’il reçoit dans les médias sociaux ainsi que la frénésie qu’il suscite à chaque annonce de spectacle le mettant en vedette, l’enthousiasme de son public ne s’essouffle pas, qu’il soit actif ou pas. Thomé Young estime justement que le fait de bien doser ses activités l’aide à assurer sa longévité artistique.

«Autant les gens ont envie de me voir, autant je pense qu’ils n’ont pas envie de me voir tout le temps. Je prends aussi davantage la liberté de me retirer quand je suis saturé ou quand j’ai envie de faire d’autres projets», explique le jeune quarantenaire à la barbe poivre et sel.

Des projets, il en a eu de toutes sortes dans les 10 dernières années, notamment à titre de réalisateur d’albums. Il a ainsi côtoyé plusieurs artistes, dont Les Hôtesses d’Hilaire, Dave Puhacz, Chloé Breault et quantité d’autres.

«Le fait que j’aie pu travailler avec tous ces artistes et d’autres, comme Les Hay Babies, ça me permet à la fois d’aller chercher de nouveaux fans et de solidifier ma base tant sur le plan de la popularité qu’en ce qui concerne ma vie artistique. J’aime toucher à tout et ça fait en sorte que je ne suis pas blasé.»

Autrefois propriétaire d’un café-bistrot à Petit-Rocher, Thomé Young est aussi copropriétaire de La Brôkerie à Caraquet depuis son ouverture il y a six ans.

«Finalement, tout ça me permet de bien équilibrer ma vie», soutient Thomé Young.

«Autant j’ai besoin d’être seul, notamment pour composer, autant j’aime avoir une vie sociale remplie. Je me suis retiré de la circulation un peu cet automne pour écrire des nouvelles chansons, mais bizarrement, rien n’a sorti. Mais sinon, ma vie se passe super bien!», ajoute-t-il dans un léger éclat de rire.

Thomé Young risque bien de ne pas manquer d’ouvrage dans les prochains mois. Après ses spectacles de vendredi et samedi, il devrait commencer à travailler avec son ami et désormais voisin Dave Puhacz pour la réalisation du deuxième album de ce dernier. Les discussions sont déjà entamées à cet égard, signale le principal intéressé. D’autres activités se profilent également à l’horizon et devraient être confirmées prochainement.

Il remontera par ailleurs sur scène au Centre culturel de Caraquet le 3 mai, à 20h. Les billets pour ce spectacle seront bientôt mis en vente à la Billetterie Accès. D’autres détails entourant la soirée seront annoncés sous peu.