Le sens du punch: dans les coulisses de l’humour

Qu’est-ce qui pousse les artistes à faire de l’humour? Quelles sont leurs méthodes d’écriture, leurs façons de tester des blagues et jusqu’où sont-ils prêts à aller pour faire rire les gens? Ces questions et bien d’autres encore sont abordées dans la nouvelle série documentaire Le sens du punch animée par Ryan Doucette.

L’humoriste originaire de la Nouvelle-Écosse, établi depuis un an à Charlottetown, prend la route afin d’aller à la rencontre d’une dizaine d’humoristes acadiens et franco-canadiens à travers le pays. Dans cette nouvelle série à l’antenne d’Unis TV, Ryan Doucette cherche à mieux comprendre les dessous de l’art de faire rire et à découvrir la recette parfaite pour son prochain spectacle de stand-up. À travers ses rencontres, il espère trouver l’inspiration pour la création de son troisième spectacle. Son deuxième spectacle solo Pourquoi pas? avait remporté le prix de la tournée En plein dans le mille de RADARTS.

«C’est pour avoir des trucs et voir comment le monde travaille pour que je puisse écrire un nouveau one man show», a indiqué en entrevue Ryan Doucette qui signe aussi le scénario de la série de dix épisodes.

Celui qui sillonne les routes du pays du Nouveau-Brunswick jusqu’au Manitoba en passant par Montréal a eu envie de mettre à l’avant-scène l’humour; un art en pleine effervescence au Canada francophone.

«Il y a beaucoup de choses sur la musique à la télévision, mais il n’y avait rien sur le domaine de l’humour. J’ai donc décidé d’essayer de faire un show divertissant sur ce sujet-là.»

Dans chaque épisode de 24 minutes, il présente un humoriste en dressant un portrait de son parcours. Entre les entrevues, les conversations, il y a des extraits de spectacle. Avec cette série, l’animateur a voulu offrir un mélange d’information et de divertissement. L’animateur invite l’humoriste dans divers lieux et à participer à certaines activités. Avec Julien Dionne de Scoudouc, ils se retrouvent, entre autres, sur une piste de Go-Karts et au club de comédie Hell’s basement à Moncton. Dans le 3e épisode qui met en vedette Mike Ward, on visite le cabaret Le Bordel, un lieu incontournable de la scène de l’humour à Montréal. Dans cet épisode, l’humoriste québécois parle de son style provocateur et comment il repousse les limites. Chose certaine, chacun des humoristes interviewés a une passion sans bornes pour la scène malgré le sentiment de vulnérabilité qui ressort parfois. «Il n’y a rien comme monter sur une scène et faire rire une salle au complet», confie Ryan Doucette.

La plupart des humoristes, même ceux qui exercent ce métier depuis longtemps, sont habités par les mêmes doutes, questionnements et réflexions.

«Ça montre que les artistes, même s’ils ont des styles différents, ont tous les mêmes inquiétudes, le même montant de doute et c’est le même genre de vulnérabilité quand on embarque sur la scène ou quand on écrit.»

Il a choisi des humoristes qu’il estime intéressants, inspirants et qui ont des histoires à raconter. Luc LeBlanc, Daniel Pinet et Coco Belliveau de l’Acadie, ainsi que Martin Bruyère de Gatineau figurent parmi les artistes qui participent à l’émission. La série se conclut avec un épisode sur Ryan Doucette et un extrait de son nouveau spectacle filmé au Centre culturel Aberdeen.

«En rencontrant d’autres artistes, ça m’a vraiment poussé dans d’autres directions où je n’aurais pas été. Ça m’a forcé à dire et à écrire des choses que ne n’aurais jamais essayé avant.»

Par la suite, l’humoriste envisage de partir en tournée au pays avec son spectacle. Celui qui fait de l’humour depuis plus de dix ans est de retour dans les Provinces maritimes après avoir vécu à Los Angeles pendant quatre années. Il est à la fois comédien, humoriste et mime. Il est de la distribution de la nouvelle série dramatique Conséquences tournée à Moncton. Il incarne le personnage de Maxim Doiron. Ce sera diffusé à compter de la fin février sur ARTV.

Produite par Connections productions, Le sens du punch sera diffusée sur Unis TV les mercredis à 21h30 dès le 23 janvier. Elle a été réalisée par Luckas Cardona-Morisset et Marcel Gallant.