Les multiples visages de David Myles

Naviguant à travers plusieurs projets musicaux, l’auteur-compositeur-interprète David Myles se produira sur différentes scènes du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l’Ontario au cours des prochains moins.

Quand David Myles monte sur scène, il adapte son tour de chant au public et à l’énergie de la foule. Chaque soir est différent, confie l’auteur-compositeur-interprète originaire de Fredericton.

«Je ne fais pas de liste de chansons trop souvent parce que le public et la salle changent chaque soir. C’est pour ça que j’aime bien les spectacles. S’il y a plein de francophones qui veulent m’entendre en français, je vais faire plus de chansons en français», a-t-il déclaré.

Depuis dix ans, il partage la scène avec les mêmes musiciens, Kyle Cunjak à la contrebasse et Alan Jeffries à la guitare, qui ont également joué sur ses disques. Comme ses musiciens connaissent bien sa musique, il peut se permettre de voyager à travers l’ensemble de son répertoire. Pour son spectacle à Moncton, il se propose d’offrir un genre de «best of» en allant piger des pièces à travers ses 11 albums en anglais et son disque en français paru l’automne dernier.

«Comme ça fait longtemps que je n’ai pas fait de spectacle à Moncton, surtout au Théâtre Capitol, j’avais envie de faire quelque chose qui rassemble tout mon répertoire.»

Par la suite, il donnera des concerts au Québec et à Ottawa. Certains spectacles sont liés au projet d’enregistrement collectif qui rend hommage à l’oeuvre du chanteur et compositeur américain Harry Belafonte. Le concert regroupe les artistes qui chantent sur l’album We love Belafonte, dont Alex Cuba, Florence K et Katie Moore. David Myles interprète trois pièces sur ce disque. Le collectif s’arrêtera, entre autres, au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts à Montréal.

«On a enregistré le disque au printemps passé et c’est sorti il y a deux mois. C’est le commencement de la tournée.»

Son horaire des prochains mois comprend aussi ses propres spectacles en français et en anglais. Celui qui fait swinger la chanson française entend continuer à créer des projets dans la langue de Molière, même s’il travaille en ce moment à la création d’un disque principalement en anglais qu’il envisage d’enregistrer en juin. Ce francophile passionné aime trop le français pour l’abandonner.

«J’adore le français et ça, c’est pourquoi je vais continuer. J’aime bien montrer aux autres que c’est une belle langue, qu’on peut l’apprendre et qu’on peut même essayer de la chanter. Si on veut garder la langue, il faut qu’on garde la culture, la musique, les livres, la poésie et parfois on oublie ça en anglais parce qu’on ne pense pas à notre langue de la même façon puisqu’on est majoritaire.»

Celui qui a presque toujours composé la musique et les paroles de ses chansons en même temps, a travaillé différemment quand est venu le temps d’écrire en français. Il a commencé par inventer la musique et les mélodies pour ensuite s’attaquer aux paroles avec des collaborateurs.

Le chanteur a connu une année magnifique depuis la sortie de son disque Le grand départ. À la FrancoFête à Dieppe en novembre dernier, il a littéralement conquis les diffuseurs qui lui ont décerné une montagne de prix.

«C’était magnifique et c’était vraiment spécial pour moi. Ça m’a donné la confiance et j’ai toujours eu l’impression que les francophones, surtout les Acadiens au Nouveau-Brunswick, étaient avec moi et c’est eux qui m’ont donné la confiance au commencement», a-t-il conclu.

David Myles présente un spectacle au Théâtre Capitol à Moncton le 1er février à 20h.