Raphaël Butler se relève d’une chirurgie

Atteint d’une maladie rare, l’acromégalie, l’auteur-compositeur-interprète et comédien Raphaël Butler se remet d’une chirurgie. Il envisage de reprendre la route à compter du 18 mars pour donner une série de spectacles.

Le 16 janvier, Raphaël Butler s’est fait enlever une tumeur bénigne de l’hypophyse située sous l’encéphale dans le cerveau. L’opération de cinq heures et demie, qui a eu lieu dans une unité spécialisée au CHUM à Montréal, s’est bien déroulée et l’artiste est maintenant de retour à la maison à Inkerman dans la Péninsule acadienne afin de se reposer et reprendre des forces. Il est en convalescence pour deux mois.

«Je vais bien. Je récupère de plus en plus. Je regagne des forces», a déclaré l’artiste de 32 ans.

Comme il a expliqué sur sa page Facebook, l’été dernier, il a appris qu’il était atteint d’acromégalie, une maladie qui ressemble un peu au gigantisme. Il s’agit d’une tumeur de l’hypophyse; une glande qui sécrète plusieurs hormones. La tumeur fait en sorte qu’elle produit une trop grande quantité d’hormone de croissance. Habituellement, cette maladie se développe après qu’une personne ait fini de grandir vers l’âge de 18 ans. Seulement quatre personnes au Nouveau-Brunswick seraient atteintes d’acromégalie. Cela peut affecter le visage, les mains, les pieds, le nez, la langue et d’autres organes. Ceux-ci n’arrêtent pas de grandir. L’artiste cite en exemple le personnage Shrek inspiré du lutteur Maurice Tillet du début des années 1900 qui souffrait de cette maladie. Raphaël Butler confie qu’il a toujours eu besoin de davantage de sommeil un peu comme un adolescent qui a des poussées de croissance.

«J’ai tout le temps trouvé que j’avais des grosses mains et des grands pieds. J’ai de la misère à trouver des chaussures. On a toujours fait des blagues un peu là-dessus que j’avais du sang de géant», a expliqué l’artiste.

Quand il s’est retrouvé sur le plateau de tournage de la comédie Les Novices pour jouer le frère de Robert Maillet, il s’est alors posé davantage de questions. Sa belle-mère l’a encouragé à consulter un médecin.

«J’ai été au médecin en pensant que je n’avais rien. Après des prises de sang et des IRM, ils ont trouvé la tumeur. C’est une maladie qui prend du temps à être diagnostiquée parce que les changements sont tellement lents», a raconté l’artiste qui a appris cette nouvelle juste avant de partir pour le Festival interceltique de Lorient.

Il a eu un automne chargé notamment avec le tournage de la série À la Valdrague. Depuis novembre, il est en pause et il n’a pas pris d’engagement avant le mois de mars. Raphaël Butler s’estime chanceux puisque la maladie a été découverte assez tôt et elle n’a pas fait trop de ravages.

«Il y a des gens qui ont ça et qui sont beaucoup moins fonctionnels que moi et qui sont plus défigurés par la maladie.»

Maintenant que la tumeur est retirée, il devrait arrêter de grandir. En l’espace de quelques jours, ses mains ont désenflé. Sait-on jamais, il développera peut-être une nouvelle dextérité à la guitare ou encore se mettre à la mandoline, lance-t-il en riant.

Le chanteur et guitariste qui se réjouit de sa nomination à l’Association de la musique de la côte Est pour son album éponyme repart en tournée du 18 mars au 22 mars dans les écoles du Nouveau-Brunswick, le 23 mars à Madran. Par la suite, il mettra le cap sur l’Ontario pour une série de concerts dans plusieurs villes.