Le Blue Man Group amène sa couleur à Moncton

Alliant musique, comédie et arts technologiques, Blue Man Group propose au public de faire la fête dans un spectacle qualifié d’époustouflant tout en explorant le monde à sa façon. Avec son lot de surprises et de mystère, le trio d’hommes bleus au crâne dégarni fait escale au Centre Avenir à Moncton, du 7 au 9 février, dans le cadre de sa tournée mondiale.

«Les gens sortent de là en général enchantés. C’est un bon moment et ça fait du bien à l’âme», a souligné le directeur général de Blue Man Group, Benoit Mathieu.

Créé par trois artistes en 1991 dans une ruelle derrière un théâtre du quartier Lower East Side de Manhattan, Blue Man Group s’est rapidement développé au fil des années. Dès les premières représentations au Astor Place Theatre, le trio new-yorkais a suscité de l’engouement. En 25 ans, le groupe a offert plus de 3600 spectacles devant 35 millions de spectateurs. Aujourd’hui, l’ensemble de la compagnie qui emploie 400 personnes a huit spectacles permanents dans plusieurs villes aux États-Unis et à Berlin. Le groupe tourne en Europe et en Amérique du Nord. Plusieurs villes canadiennes figurent à la tournée. Moncton est le seul arrêt en Atlantique.

«Avec les personnages de Blue man, les musiciens et les gens de création, c’est près de 400 personnes qui œuvrent dans la compagnie dont grosso modo 80 Blue man à travers le monde», a poursuivi Benoit Mathieu.

Il y a un an et demi, Blue Man Group a été racheté par le Groupe Cirque du Soleil. Installé à New York, M. Mathieu, qui travaille au Cirque du Soleil depuis de nombreuses années, dirige maintenant cette filiale. D’après lui, plusieurs parallèles peuvent être faits entre l’histoire du Cirque du Soleil et celle de Blue Man Group. Fondé de manière modeste, le groupe a rapidement pris de l’ampleur un peu comme le cirque.

Pourquoi le bleu?

Selon Benoit Mathieu, il y a plusieurs théories flottent autour de la couleur bleue. D’abord, les fondateurs voulaient créer un personnage neutre avec une certaine part de mystère.

«Ce n’est pas particulièrement un homme, on ne sait pas si c’est un extraterrestre ou un personnage du passé. Le bleu n’est pas une couleur qu’on associe généralement à des êtres humains. Bleu était plus neutre et il avait l’avantage d’apporter un côté bizarroïde à la chose.»

Au fil des années, le spectacle a évolué afin d’intégrer de plus en plus de composantes contemporaines, d’éléments technologiques tels que des projections sur des écrans qui ressemblent à des tablettes géantes. Pour les amateurs du trio, ils retrouveront les classiques comme le lancer des guimauves, la peinture percussive, des instruments bricolés sur mesure et des effets visuels accrocheurs. Quatre musiciens accompagnent les hommes bleus dans ce spectacle.

«Il y a un mélange d’analogue et de numérique avec les projections. Se mêle à ça, beaucoup d’humour et je pense que c’est un des traits marquants de Blue Man Group.»

Les personnages jouent aussi sur les malaises en interagissant avec les spectateurs. Il s’agit d’un spectacle sans dialogue, bien qu’à certains moments, il y a du texte et des voix hors champ.

«Le personnage de Blue man regarde la société avec les yeux d’enfants ou de quelqu’un qui serait étranger et qui trouve ça particulier et qui se pose des questions. Ce sont parfois des choses quotidiennes, mais vues par Blue Man Group et cela amène des moments un peu mystérieux et ça donne de la place à beaucoup d’humour.»

Tous les spectacles sont conçus et créés par une équipe de création basée à New York. De plus en plus, la compagnie cherche à s’associer avec des collaborateurs de l’extérieur en musique et en écriture dramatique afin d’insuffler du sang neuf au groupe tout en gardant l’ADN de Blue Man Group.

«Mon rôle est de développer la compagnie, de travailler avec l’équipe de création et de production pour explorer des nouveaux chemins artistiques tout en restant ancré dans l’ADN de la compagnie», a-t-il ajouté.

Le spectacle qui s’adresse à toute la famille est présenté au Centre Avenir à Moncton, le 7 février à 20h, le 8 février à 20h et le 9 février à 15h et 20h.