Arabesques et pantomimes de Julien LeBlanc

Après l’avoir présenté une première fois à Montréal, le pianiste Julien LeBlanc offrira son tout nouveau récital Arabesques et pantomimes à Moncton. Inspiré de l’imaginaire de l’enfance et des personnages de la Comedia dell’arte, le programme est construit sous la forme d’un conte autobiographique.

L’inspiration pour ce concert lui est venue à Moncton, plus précisément au Centre communautaire pour la paix, en essayant le piano de marque Bösendorfer Impérial.

«Ce piano de Radio-Canada, qui est maintenant dans l’église au Centre communautaire pour la paix, est un magnifique instrument et dans cet espace, il sonne tellement bien. J’ai eu un coup de cœur et je me suis dit: je veux faire un concert ici. C’est là que l’idée a commencé. Ce piano avec ses touches supplémentaires qui a une sonorité très voluptueuse va être idéal pour le programme que je propose», a exprimé Julien LeBlanc.

Autour de la Suite Bergamasque et Children’s Corner de Debussy, il a construit un programme inspiré par les marionnettes, les jouets et les personnages de la Comedia dell’arte.

«Une fois que le programme a été monté, j’ai été inspiré pour écrire un petit conte afin de créer des liens entre les pièces. L’histoire est un peu autobiographique dans le sens que je reviens à mon enfance, à la première fois que j’ai été exposé à un piano chez mon grand-père. J’étais un petit garçon qui était curieux avec beaucoup d’imagination, qui aimait beaucoup les jouets, les marionnettes et les histoires.»

Dans sa recherche, il a découvert quelques bijoux musicaux de compositeurs moins connus, comme l’Arabesque de Joseph Marx et des pièces de la compositrice américaine Amy Beach de l’époque romantique.

«Maintenant, on retrouve beaucoup de musiques de compositrices qui ont été un peu oubliées, négligées ou pas publiées parce que les femmes écrivaient des œuvres et ça restait dans leur armoire à musique.»

Si le programme a un aspect ludique, il reste que ce n’est pas forcément un concert pour les enfants, précise le pianiste.

«Ça explore un peu l’imaginaire de mon enfance, mais en même temps, c’est de la musique sérieuse qui s’adresse à tous les publics.»

Sergei Rachmaninov, Robert Schumann, Heitor Villa-Lobos et Alexandre Scriabine figurent parmi les autres compositeurs qu’il explore dans ce concert. Reconnu pour sa grande sensibilité musicale et ses dons de communicateur, Julien LeBlanc, qui partage son temps entre l’enseignement à Montréal et à Ottawa, envisage d’enregistrer un disque avec la soprano Marianne Lambert. Le codirecteur artistique de L’Été musical de Barachois sera de retour dans les Maritimes en juin pour présenter son récital en Nouvelle-Écosse. Son récital est présenté au Centre communautaire pour la paix à Moncton, le 12 février à 19h30.