Le CCNB sur scène se taille une place parmi les concours de la chanson

Le CCNB sur scène fait sa placeEn quelques années seulement, le CCNB sur scène s’est hissé au rang des concours de chants à surveiller en Acadie. En 2018, Isabelle Hébert, une chanteuse inconnue de Beresford, a remporté les honneurs. Cinq mois plus tard, elle a été nommée lauréate du Gala de la chanson de Caraquet.

Cette année, douze étudiants provenant des cinq campus du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick participeront à l’événement, qui se déroulera le 6 avril au Centre culturel de Caraquet.

Pour la plupart d’entre eux, il s’agira d’une première expérience sur scène. C’est le cas de Joéphie Esthely, originaire de Brazzaville, dans la République du Congo. La jeune étudiante du programme Administration des affaires – gestion communautaire et culturelle a toujours aimé chanter.

«Quand on m’a parlé du CCNB sur scène, ce qui m’a intéressé, c’est la musique. La musique fait partie de moi et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. C’est une de mes grandes passions. Je le vis au quotidien. J’ai voulu participer pour prendre de l’expérience avec des personnes qui ont déjà vécu ça. Je vais tellement apprendre des choses!»

Bien que le CCNB sur scène soit un événement organisé par les étudiants du programme Administration des affaires – gestion communautaire et culturelle, offert dans la Péninsule acadienne, il rassemble aussi des personnalités très connues du milieu artistique. L’auteur-compositeur-interprète Jean-Marc Couture a été nommé le parrain, alors que le musicien Jesse Mea agit à titre de directeur musical. Le chanteur et compositeur Danny Boudreau est le directeur artistique.

L’une de ses tâches consiste à préparer les participants à être à l’aise sur scène.

«Le grand défi, c’est de ne pas trop les dénaturer. Notre but n’est pas d’arriver là-bas et de tout changer ce qu’ils veulent nous donner. Il s’agit de leur donner des petits trucs pour leur permettre de comprendre comment bien habiter une scène. Par exemple, au niveau du gestuel, si c’est trop accentué, des fois il faut essayer d’en faire moins. Il faut vivre la chanson, mais on ne veut pas que la personne s’envole comme un oiseau.»

Depuis le 1er CCNB sur scène en 2016, l’événement continue de prendre de l’ampleur et d’atteindre un certain calibre.

«Le fait d’être appuyé par les étudiants, ça nous permet de faire du recrutement très tôt dans l’année dans les collèges. On devient de plus en plus sélectifs, c’est-à-dire, on tient des auditions et on choisit les participants.»