Le Choeur Louisbourg termine sa saison en célébrant la musique française

Le Choeur Louisbourg entreprend une tournée de quatre spectacles qui mettra en valeur des oeuvres du compositeur Marc-Antoine Charpentier (1634-1704). Alliant le chant choral et les instruments anciens, ces concerts offriront un voyage dans le temps qui permettra au public de découvrir certaines des plus belles œuvres de ce maître incontesté de la musique française.

L’orchestre de huit musiciens et le choeur, formé de 20 choristes, dirigés par Monique Richard ont entamé leurs répétitions cette semaine à la chapelle de l’Université de Moncton. Pour Monique Richard, cette nouvelle série de concerts clôture de belle façon la saison 2018-2019 du Choeur Louisbourg.

«Cette année, c’est le 25e anniversaire du Congrès mondial acadien et comme la patronne de l’Acadie est Marie, nous avons choisi pour ce concert Les Litanies de la Vierge et Missa Assumpta est Maria de Marc-Antoine Charpentier. C’est tellement de la belle musique et c’est agréable de pouvoir mettre tout ça ensemble avec les musiciens.»

Le flûtiste Jacques-André Houle et six autres musiciens qui travaillent tous dans le milieu de la musique ancienne dans la région de Montréal se sont déplacés pour prendre part à ce concert. Le luthiste Michel Cardin de Moncton qui jouera le théorbe s’est joint également à l’orchestre. Parmi les musiciens, on retrouve aussi le virtuose de la flûte Vincent Lauzer, directeur artistique du Festival international de musique baroque de Lamèque.

Le mariage des voix et des instruments apportent de la magie à l’ensemble.

«En fait, c’est un peu marier notre voix instrumentale aux voix du choeur. Un des idéaux des instrumentistes est de pouvoir faire chanter nos instruments et avec le choeur, on chante encore plus», déclare Jacques-André Houle.

Celui-ci collabore avec Monique Richard depuis une dizaine d’années à divers projets musicaux.
«Venir ici pour accompagner le choeur Louisbourg, c’est vraiment une très grande joie. D’abord, Monique est une animatrice musicale vraiment hors pair et elle prépare bien son choeur. Et puis, quand on intègre les instrumentistes avec elle et son choeur, c’est vraiment un partage d’idées.»

Les musiciens jouent tous sur des instruments d’époque. En plus des flûtes, des violons, de l’orgue et du théorbe, on retrouve la viole de gambe et la basse de violon. Cet instrument à cinq cordes qui ressemble au violoncelle est particulier à la musique française, explique Jacques-André Houle. L’orchestre interprétera aussi une sonate de Charpentier.

Chaque programme comporte ses défis. Cette fois, ce sont les tessitures et les nombreux solos qui présentent de beaux défis, estime la chef de choeur.

«Chacun chanteur joue un rôle donc personne ne peut se permettre de ne pas apporter la subtilité demandée. C’est vraiment riche et il (le compositeur) nous fait parfois des surprises sur le plan harmonique.»

Selon Jacques-André Houle, les textes et la musique instrumentale expriment beaucoup d’émotions.

«Même si on a des enregistrements incroyables de cette musique, voir cette expression, ce que communiquent le choeur et les instruments, l’énergie du moment et la symbiose, ça nous transporte complètement ailleurs. C’est un voyage dans le temps dans une autre esthétique. C’est une expérience spirituelle qui nous apporte un bien-être», ajoute Monique Richard.

Les œuvres au programme ont été très peu jouées au Nouveau-Brunswick. L’ensemble sera en concert au First United Church à Bathurst, le 23 mars à 19h30, à l’Église Saint-Joachim à Bertrand, le 24 mars à 14h, à l’Église Saint-Anselme à Dieppe, le 25 mars à 19h30 et à l’église Wilmot à Fredericton, le 26 mars à 19h30.