Sylvie Pilotte prend la route avec son exposition Déraisonance

Sylvie Pilotte prend la route afin de présenter son exposition Déraisonance dans plusieurs villes du Nouveau-Brunswick. L’artiste de Dalhousie s’estime privilégiée de bénéficier d’une telle tournée provinciale.

«C’est une belle reconnaissance. Quand on travaille comme artiste, on met du temps à travailler sur une série d’oeuvres et puis avoir juste une exposition, c’est bien, mais c’est encore plus valorisant si l’exposition peut être vue plus largement dans sa province surtout et après à l’extérieur aussi. C’est comme si tout le travail que j’ai fait, je le laisse aller vers les autres. C’est un beau sentiment je trouve», a déclaré l’artiste peintre.

Cela s’annonce très bien pour la suite des choses pour l’artiste et graphiste de formation qui en est à ses débuts dans le domaine des arts visuels. Déjà présentée au Centre culturel Aberdeen, à Moncton, et à la Galerie Colline, à Edmundston, l’exposition qui comprend une vingtaine d’oeuvres aux techniques mixtes explore les valeurs qui modulent la société moderne. L’exposition sera présentée à Saint-Jean, à Miramichi et à Fredericton d’ici la fin de l’année 2019.

Le Centre scolaire Samuel-de-Champlain à Saint-Jean constitue le troisième arrêt de la tournée. En plus d’exposer ses œuvres, elle offre des ateliers de création aux jeunes du Centre de la ville portuaire.

«Les thèmes des deux ateliers, c’est l’inclusion et la tolérance. Dernièrement, avec les récentes attaques, c’est important plus que jamais d’en parler aux jeunes et de leur faire faire des ateliers qui touchent à l’inclusion pour les sensibiliser à ça. J’aimerais leur faire créer des personnages à l’aide de la technique du collage qui prendront position en faveur de l’inclusion et qui seront porteurs d’un message positif. J’ai hâte de voir la réponse des jeunes.»

Ses oeuvres colorées captivent le regard par le collage de divers fragments et médiums: crayon, pastel, gouache et acrylique. On y découvre une foule de détails qui révèlent ses thèmes de prédilection parfois de manière subtile. Le monde moderne, les nouvelles technologies et les enjeux liés à l’abondance et à la surconsommation habitent l’univers de l’artiste.

On peut dire qu’il y a une certaine forme de critique sociale dans ses tableaux. Elle travaille aussi beaucoup avec le texte et la typographie.

Ce sont les centres qui l’ont invitée à présenter son exposition Déraisonance, après qu’elle ait envoyé son portfolio à plusieurs endroits. Ce sont des galeries qui fonctionnent avec un jury de pairs et qui offrent des cachets aux artistes. Sylvie Pilotte s’en réjouit.

Si originalement, la collection comprend 38 tableaux, elle en présentera une vingtaine en tournée, en fonction de l’espace des galeries. Elle a travaillé à ce projet pendant trois années. La combinaison du collage et de la peinture définit bien son travail qui gagne à être connu.

Quand on lui demande ce qui, selon elle, plaît aux jurys dans ses œuvres? L’artiste émet quelques hypothèses. Elle estime que la technique du collage et la variété de thèmes constituent certainement des facteurs qui jouent en sa faveur.

Déraisonance est présentée du 26 mars au 30 mai au Salon Irène Grant-Guérette du Centre scolaire Samuel-de-Champlain à Saint-Jean, du 27 juin au 27 août au Carrefour Beausoleil de Miramichi et plus tard à l’automne au Centre communautaire Saine-Anne à Fredericton. En 2020, l’exposition continuera de voyager puisqu’elle sera en montre à la galerie Marie-Hélène Allain à Bouctouche du 24 avril au 23 mai, ainsi qu’à Tracadie.