Shaun Ferguson perce le marché européen

Shaun Ferguson s’illustre de plus en plus sur la scène internationale. Tout juste de retour d’Italie, voilà que le compositeur et guitariste de Caraquet a été invité à se produire en concert dans un important festival folk au Danemark, en plus de jouer le rôle d’ambassadeur de l’Acadie dans le cadre d’un programme culturel avec des élèves d’une école de Chatte en France.

Dans deux semaines, Shaun Ferguson s’envolera de nouveau vers l’Europe où il offrira plusieurs spectacles. Il se prépare notamment à enregistrer une chanson avec un groupe d’élèves d’une école de Chatte dans le sud-est de la France.

«On va aller en studio et on va enregistrer une chanson. La pièce a été écrite par les jeunes Français avec l’aide de leur enseignante», a déclaré le compositeur.

Le guitariste et chanteur donnera des spectacles dans quelques festivals de cette région. En formule trio avec le contrebassiste Julien Breau et la violoniste Marie-Andrée Gaudet, il présentera aussi un concert dans une église abbatiale de Saint-Antoine, dans le département de l’Isère. Il s’agit d’un lieu historique dans un des plus beaux villages du pays, soulève le musicien.

Au mois d’août, il entreprendra une grande tournée en Europe de l’Est. Cette tournée va se construire autour de l’invitation qu’il a reçue des organisateurs du Festival Tonder, au Danemark, du 22 au 25 août.

Ce sera une première pour l’artiste qui n’a jamais mis les pieds en Europe de l’Est. Sa tournée s’arrêtera dans plusieurs pays, dont la Slovaquie, la Hongrie et le Danemark. Quelques dates en Italie pourraient s’ajouter.

L’invitation des Danois est venue après une vitrine qu’il a offerte à la Semaine de la musique de la côte Est en 2018.

«J’ai hâte de découvrir leur culture. À toutes les places, c’est tellement différent, mais le public est toujours super réceptif. Ça donne une espèce de confiance saine d’être mesuré à différentes réalités sociales et de réussir à être apprécié… On ne sait pas toujours dans quoi on s’embarque et tout d’un coup ça se passe et les gens apprécient.»

Une musique universelle

Si la musique instrumentale lui ouvre des portes, il reste que ses débuts en chant touchent aussi beaucoup le public. Récompensé du prix de l’artiste folk de l’année au dernier Gala de Musique NB, le guitariste a commencé à chanter récemment en revisitant quelques petits bijoux du répertoire acadien, dont Chant d’Hélium de Marie-Jo Thério.

«Je me suis souvent servi de la pièce Chant d’Hélium pour parler de notre peuple. Quand je vais à l’extérieur, j’aime beaucoup parler d’où je viens, tout en leur expliquant le contexte.»

Il estime que la sortie de son plus récent album Résilience a donné un bel élan à sa carrière. Les vitrines internationales et le fait d’être entouré d’une équipe au Nouveau-Brunswick et en Europe contribuent à exporter sa musique. L’agent Karl Ouchet de Rue Haute Productions, en France, travaille en collaboration avec l’Agence Wade au Nouveau-Brunswick qui représente Shaun Ferguson.

«La famille s’est pas mal agrandie», mentionne-t-il.

«Le fait de faire de la musique instrumentale, je crois que ça rejoint énormément de gens. On dirait qu’on ne sent pas les différences culturelles dans cette façon de s’exprimer. Je me sers de plus en plus de la chanson, mais je l’intègre tranquillement et il y a toujours une plus grosse part expérimentale dans ce que je fais et ça va toujours rester. La chanson c’est comme de l’expérimentation que je fais, je découvre ma voix au travers de ça.»

Shaun Ferguson a commencé à écrire des chansons et souhaite peut-être un jour les enregistrer sur un album. Il ne sait pas encore la forme que prendra le projet.

Au retour de sa tournée en France, l’artiste qui est en nomination pour un prix Trille Or en Ontario, aura aussi une vitrine à la Semaine de la musique de la côte Est, le 3 mai.

Son horaire s’annonce très chargé pour l’été avec des spectacles un peu partout au Nouveau-Brunswick et au Québec.