Un record de prix pour le film Zachary Richard, toujours batailleur

Avec une 16e récompense, le documentaire Zachary Richard, toujours batailleur de Phil Comeau a franchi le record des longs métrages acadiens ayant récolté le plus grand nombre de prix. Le cinéaste se réjouit de voir que son œuvre rejoint des gens à travers le monde.

Phil Comeau vient de battre son propre record puisque son film Le secret de Jérôme détenait ce titre depuis 1994. Ce qui fait sourire le cinéaste. Avez Zachary Richard, toujours batailleur (Bellefeuille Productions), le réalisateur a beaucoup voyagé. Il a fait des tournées au Canada, aux États-Unis et en Europe jusqu’aux Émirats arabes unis.

«Ça me fait plaisir que le public aime le film, autant au Canada que dans les autres pays. Le fait que ça marche un peu partout et qu’il a joué dans plusieurs pays, que ç’a été diffusé à TV5 Monde dans 198 pays et qu’il a été présenté aux Nations Unies, ça me fait vraiment plaisir que la population s’intéresse à l’Acadie parce que c’est un film qui parle de notre histoire et de notre réalité actuelle. Dans ce sens-là, c’est vraiment encourageant d’en faire d’autres parce que ça veut dire qu’on est à la mode de ces temps-ci. Il faut dire que Zachary Richard est un très beau personnage attachant», a exprimé le cinéaste qui est présentement en France.

Zachary Richard, toujours batailleur a remporté un Remi Award au 52e WorldFest Houston International Independant Film Festival au Texas.

«C’est intéressant parce que c’est à Houston puis c’est un festival qui date de 52 ans. C’est un des plus vieux festivals du continent, donc ça me touche.»

En récoltant 29 récompenses, son court métrage Belle-Île-en-Mer, île bretonne et acadienne avait aussi obtenu un record de prix, celui des courts métrages acadiens ou franco-canadiens. Phil Comeau s’étonne que ces deux films, deux ans après leur sortie, suscitent encore autant d’intérêt des programmateurs de festivals. D’autres festivals l’ont invité à présenter ses films.

«C’est un phénomène que je n’ai jamais vu de toute ma carrière. Deux films qui continuent à circuler deux ans après leur sortie.

ormalement quand on lance un film, on essaie de trouver des festivals, maintenant, c’est eux qui essaient de me trouver et qui m’écrivent pour les avoir», a ajouté le cinéaste.