Soirée Frye: à la rencontre d’auteurs de renom

Événement phare du festival littéraire à Moncton, la Soirée Frye rassemblera quatre grands noms de la littérature francophone et anglophone, accompagnés en musique par Caroline Savoie et Joe Grass.

Cette soirée de lectures et de musique du Festival Frye est devenue une activité incontournable. Comme l’explique la directrice générale du festival, Émilie Turmel, les organisateurs choisissent des auteurs qui ont remporté à la fois un grand succès d’estime et populaire. Ils essaient aussi d’équilibrer les auteurs francophones et anglophones, les hommes et les femmes.

Cette année, le festival accueille l’écrivaine et violoniste française, Léonor de Récondo, qui présente son plus récent roman Manifesto paru à l’hiver 2019.

Cette auteure a d’abord eu une carrière de violoniste internationale avant de se tourner vers l’écriture. Ce n’est qu’autour de 2010 qu’elle a publié son premier roman et rapidement, sa carrière d’écrivaine a pris du galon, explique Émilie Turmel.

«Je dirais que son écriture est à la fois dans l’introspection, les moments de vie assez simples, mais rapidement elle éclate et explore des références littéraires plus universelles. Les grands écrivains arrivent à faire ça, de rattacher le très personnel, le privé et l’émotion très intime avec quelque chose qui nous dépasse et nous rejoint tous.»

Les hasards de la vie

Après avoir participé au Festival Frye avec son roman Nikolski, Nicolas Dickner est de retour à Moncton avec son plus récent livre Six degrés de liberté qui met en parallèle plusieurs parcours de vie. On y rencontre des personnages atypiques, un peu solitaires tels que Lisa, une jeune fille qui vit seule avec son père, son ami Éric, un petit génie de l’informatique. Parallèlement à cette histoire, il y a celle de Jay, une fraudeuse informatique qui tente de retracer un conteneur fantôme.

«Ce que j’aime de cet écrivain c’est qu’il y a beaucoup de parcours de vie qu’on croirait parallèles, mais qui finalement, se rencontrent à un moment ou un autre ou, au contraire, ne se rencontrent pas et auraient pu ou dû se rencontrer. Ça montre l’importance du hasard et des coïncidences dans la vie et de l’impact que chaque humain peut avoir sur la vie de quelqu’un d’autre et les répercussions. Il y a quelque chose de très humain malgré que ses univers sont un peu plus éclatés. Il reste quand même dans le réalisme, mais il y a toujours des éléments très surprenants ou des caractères typés presque magiques», a souligné la directrice générale du Festival Frye.

Comme c’est un événement bilingue, les organisateurs essaient de choisir au moins un auteur qui a été traduit. C’est le cas de Nicolas Dickner qui est suivi par un bon nombre de lecteurs.

Du côté anglophone, la soirée mettre en vedette l’une des auteures les plus en vogue de Toronto, Claudia Dey, et l’écrivain Wayne Johnston de Terre-Neuve qui présente son plus récent roman First Snow, Last Light.

Entre les lectures des auteurs, Caroline Savoie et Joe Grass offriront des moments musicaux pour permettre au public de faire les transitions entre les différents univers présentés par les écrivains.

«Ce sont des transitions qui nous permettent de prendre une respiration. La musique crée des petites bulles qui viennent lier le tout.»

La soirée se déroulera au Théâtre Capitol à Moncton, vendredi à compter de 19h30. Les organisateurs espèrent attirer au moins 300 personnes. Jusqu’à maintenant, les activités du 20e festival sont assez courues. Certains événements, dont plusieurs ateliers d’écriture, ont affiché complet, a fait savoir Émilie Turmel.