Sur la scène, Martin Levac est la copie conforme de Phil Collins

Martin Levac le revendique fièrement: sur scène, il est la copie conforme de Phil Collins. Il lui ressemble bien physiquement, mais aussi dans le fin détail de ses prestations. Les inflexions vocales, la façon de bouger et même de jouer de la batterie – le Québécois étant passé de droitier de naissance à gaucher, comme son idole: tout, absolument tout a été finement étudié et travaillé, dit-il, afin de créer l’illusion parfaite que le public a le vrai chanteur-musicien légendaire devant lui.

D’ailleurs, même le principal intéressé, qui a rencontré son personnificateur à quelques reprises, disait naguère sur les ondes de Swiss Radio: «Martin a saisi TOUTES mes nuances personnelles (…) Ça m’a rappelé que j’étais bon!».

«En fait, Phil Collins est tellement humble qu’il n’avait jamais pensé qu’une personne comme moi allait le personnifier. Il m’a déjà dit qu’il ne se voyait pas du tout comme un personnage», souligne Martin Levac au cours d’un entretien téléphonique.

Plus aucun doute donc: les gens qui assisteront à son spectacle samedi soir, à la Salle Léo-Poulin d’edmundston, et lundi soir, au Théâtre Capitol de Moncton, n’y verront que du feu. D’autant plus que cette prestation issue de sa tournée Dance Into the Light, il la promène aux quatre coins du pays et au-delà depuis 10 ans.

«Mon band est rodé au quart de tour. C’est vraiment le fun parce que les gens embarquent à chaque fois et participent beaucoup. C’est aussi une pièce de théâtre en même temps, car je m’efface complètement derrière Phil Collins. Je pense que le public apprécie ça aussi», estime Martin Levac.

Plus de 300 000 spectateurs l’ont vu à l’oeuvre sur scène au cours de la dernière décennie. On le sait maintenant, son spectacle-tournée a trouvé écho auprès du «grand maître» en personne, qui n’a pas manqué de gratifier son double de sincères encouragements, confie Martin Levac avec enthousiasme.

«Comme j’ai tendance à être pessimiste de nature, quand j’ai commencé à faire ce show-là, il y a dix ans, je m’étais mis en tête que ça allait durer seulement une saison et qu’après, j’allais reprendre mon boulot de tous les jours. Ça n’a pas lâché, à tel point que ma femme et moi avons tous laissé nos autres projets pour en vivre! Et que Phil Collins lui-même m’ait dit que je faisais du très bon boulot, c’est certain que c’est très encourageant», mentionne celui qui est littéralement tombé en amour avec Genesis et Phil Collins alors qu’il était jeune adolescent.

«La musique a toujours fait partie de ma vie et de celle de ma famille. Je jouais déjà de la batterie à l’époque; quand j’ai entendu Phil Collins pour la première fois, et qu’en plus de jouer de la batterie il chantait, ça m’a donné la piqûre pour sa musique, mais également pour en faire moi aussi une carrière.»

Au cours de sa jeune vie d’adulte, Martin Levac a d’ailleurs tenté de percer comme auteur-compositeur-interprète. Il a notamment été finaliste à deux reprises – en 1996 et en 1998 – au Festival international de la chanson de Granby, en plus de faire partie de divers groupes de reprises, entre autres des chansons des Beatles, ainsi que de Genesis. Il est aussi à la tête d’un trio jazz, A Visible Jazz Touch of Genesis, avec lequel il a enregistré trois albums, en plus de quatre autres en solo.

«La porte s’est ouverte un jour pour que je fasse un spectacle complet et à grand déploiement avec l’univers de Phil Collins. J’avais fait mon deuil d’une carrière d’auteur-compositeur-interprète, car j’étais mal outillé et ça ne s’enlignait pas en ce sens. Je me suis donc tout simplement laissé aller en me disant que j’allais pouvoir rejoindre un plus grand public, tout en faisant ce que j’aime. Je ne regrette pas du tout d’avoir fait ce choix», atteste Martin Levac.

Après 10 ans, l’heure est toutefois venue de passer à autre chose. S’il lui reste encore une vingtaine de dates jusqu’en novembre, Martin Levac compte créer un nouveau spectacle vers 2020.

«Je n’ai pas encore d’idées précises arrêtées, mais j’aimerais mettre ma personnalité un peu plus en-avant tout en continuant d’explorer mon côté comédien. J’ai beaucoup de plaisir à faire Dance Into the Light, mais je pense que je suis rendu là dans ma vie artistique. On verra ce que ça donne», souligne l’avatar en chair et en os du chanteur d’Another Day in Paradise, qu’il reprendra sur scène avec plusieurs autres grands succès de Phil Collins.

À Edmundston, le spectacle aura lieu à 20h et celui de Moncton, à 19h30.