Acadie Love: Ariane Moffat et Alex Perron à Caraquet

Pascal Lejeune a bien hâte de se reposer un peu. Les dernières semaines ont réduit de beaucoup ses heures de sommeil. Car en plus de peaufiner sur la production d’album, il a travaillé fort pour monter une programmation exceptionnelle pour le 3e Rendez-vous de la fierté Acadie Love de Caraquet.

Car exceptionnel est bien le mot juste pour ce qui va se dérouler du 10 au 14 juillet.

Des noms aussi prestigieux que Ariane Moffatt, Alex Perron ainsi que les incontournables Mado Lamothe et Xavier Gould, alias Jass-Sainte Bourque, ne sont que quelques-unes des têtes d’affiche de ce festival qui a pour thème la diversité, l’inclusion, la solidarité et la sensibilisation à la communauté LGBTQ2+.

Il faut y ajouter Serge Brideau, les Hay Babies, Michel Thériault, le pianiste Carl-Philippe Gionet, un catalogue de plus de 40 oeuvres de l’Office national du film du Canada, plusieurs conférences avec des noms reconnus tels France Daigle, le sénateur René Cormier et le médecin Réjean Thomas, ainsi que des nouveautés, comme la transformation du Carrefour de la mer en Place de la diversité et la venue du Choeur gai de Montréal.

Ce groupe de 40 chanteurs choisit un événement par année et il a décidé de se présenter à Caraquet pour trois soirs de concerts.

Le directeur général et artistique d’Acadie Love 2019 montre des cernes autour des yeux, mais un grand sourire accroché au visage. Il est particulièrement fier de son travail.

Un travail qu’il a trouvé relativement facile, malgré la thématique.

«Si on me donne un thème, ça facilite mon travail. On est heureux de présenter une programmation majeure, mais il y a aussi un peu de chance dans tout ça. Toutes les idées qu’on a eues, comme une soirée d’humour et Alex Perron, ça s’est fait avec des paramètres accordés par le conseil d’administration», a-t-il révélé.

Celui qui se fait aussi appeler Thomé Young quand il a une guitare dans les mains a aussi évité de tomber dans le piège des images stéréotypées.

«J’ai parlé avec beaucoup d’amis de la communauté et c’était volontaire. On ne voulait pas de défilé, par exemple. On cherchait quelque chose de plus sérieux et de plus représentatif. On voulait un festival éducatif, un festival mature sans tomber dans l’extravagance. La communauté et le festival, ce n’est pas que des drag queens. Il y a tout le reste. C’est pourquoi je suis vraiment fier de cette programmation. Je suis fatigué et j’ai hâte de me reposer, mais ça, on le fera après», promet-il.

Le président d’Acadie Love, Claude Lespérance, rêve du jour où un événement comme celui-là ne sera plus nécessaire. Un jour où la communauté LGBTQ2+ pourra être elle même dans un environnement universel.

«Nous avons un but et une vision depuis trois ans. Nous avons vu une belle évolution et fait beaucoup de chemin. Mais notre vision finale est qu’il n’y ait plus d’Acadie Love, où tout le monde serait égal et que nous n’aurions plus besoin de créer cet événement annuel», explique-t-il.