Jonathan Roy, invité d’honneur au Festival de la poésie de Montréal

Le poète Jonathan Roy figure parmi les invités d’honneur du 20e Festival de la poésie de Montréal. Il célèbre les 20 ans de l’événement en prenant part au spectacle l’Ouvroir poétique qui regroupe une vingtaine d’écrivains de la francophonie canadienne et internationale.

Joint à sa résidence à Caraquet, le poète, aussi directeur du Festival acadien de poésie, s’est dit profondément touché par cette invitation. En 2013, il avait participé à une lecture publique au FPM, mais c’est la première fois qu’on l’invite à faire partie du comité d’honneur et à participer à autant d’activités.

«Je suis honoré de figurer parmi les 20 poètes du comité d’honneur du festival qui est comme une espèce de panorama de la francophonie canadienne et mondiale», a exprimé Jonathan Roy qui sera au festival du 29 au 31 mai.

Pour ses 20 ans, le Festival qui célèbre la francophonie a conçu un spectacle qui témoigne de la langue poétique actuelle dans sa diversité. Présenté le 29 mai, l’Ouvroir poétique rassemble une vingtaine de poètes des scènes nationale et internationale tels que Natasha Kanapé Fontaine du Québec, André Lacelle de l’Ontario, Antonio Rodriguez de la Suisse et Jonathan Roy de l’Acadie.

Bien connu en Acadie, le coloré poète Jean-Paul Daoust qui sera du spectacle est le porte-parole du 20e FPM. Ils uniront leur voix aux guitares de Bernard Falaise dans une mise en scène de Michel-Maxime Legault.

Jonathan Roy entend présenter un extrait de son deuxième recueil Savèches à fragmentation qui vient tout juste de paraître.

«C’est un poème identitaire et je trouve ça le fun d’apporter un peu cette dimension de mon écriture dans un événement comme ça.»

Le poète acadien participera à d’autres activités du festival, dont une lecture publique extérieure, vendredi et à la lecture en tête-à-tête.

«C’est une expérience de proximité où en fait, je vais lire mes textes à une seule personne. C’est complètement un autre rapport à l’interprétation parce qu’on n’a pas la distance que la scène impose.»

Le Festival comprend aussi un marché de la poésie où des éditeurs acadiens seront représentés sous la bannière du Regroupement des éditeurs franco-canadiens. Le poète compte être présent à cet événement avec son nouveau recueil publié aux Éditions Perce-Neige.

«C’est une dimension intéressante parce que la poésie a un public de niche. Les poètes sont assez grégaires, ils aiment se rencontrer et ça devient une espèce de carrefour pour plusieurs artisans du milieu de la poésie. Pour nous qui sommes un peu éloignés, ce sont de belles occasions de faire des rencontres avec nos pairs ou des gens qu’on connaît d’autres festivals.»

L’auteur de Caraquet sera aussi l’un des invités du cabaret littéraire Plus on est de fous, plus on lit à la radio de Radio-Canada vendredi après-midi. Participer à des festivals littéraires permet aux écrivains de refaire le plein.

«C’est l’occasion de se remplir la tête d’images, de rencontres, de mots et de concepts, de brasser la sauce un peu…Comme directeur du Festival acadien de poésie, ça me permet aussi de rencontrer des gens que je vais peut-être à mon tour conseiller à mon comité pour l’édition suivante.»

À son retour, il lancera son nouveau recueil Savèches à fragmentation à la Brokerie de Caraquet, le 14 juin à 17h, dans le cadre du Festival des arts visuels en Atlantique. Son recueil est paru en avril 2019. Un premier lancement avait eu lieu au Festival Frye à Moncton.