Un festival qui n’a peur de rien et qui ne fait rien comme les autres

Étonnant, ce qu’on peut faire avec rien. Spécialement en humour. On peut partir de rien et créer un festival qui met déjà la barre haute pour sa deuxième présentation.

Après une première bâtie sur rien – ou presque -, le Festival Rien revient en force en septembre. Il durera cinq jours – du 11 au 15 -, ce qui n’est pas rien, vous en conviendrez.

Et on en parlera en plus pendant tout l’été avec divers partenariats avec d’autres événements de Caraquet.

Qui ne risque rien n’a rien.

L’humoriste originaire de l’Abitibi, Derrick Frenette, en devient le premier ambassadeur officiel. Apparemment que le comité l’a engagé pour presque rien. Et rien au monde ne lui aurait fait manquer ce rendez-vous.

«Je l’ai moi-même suggéré, avoue cet homme qui ne semble n’avoir peur de rien. L’an dernier, on a vécu un beau trip en gang et c’est bon de démocratiser l’humour des grands centres. Il fallait un pont pour le booking à Montréal et j’ai servi d’entremetteur entre le comité organisateur et des artistes.»

Rien de l’a arrêté, en fait. Il a rencontré rien de moins que Martin Perizollo (le gars de la pub des fromages qui connaît tout et rien) et l’a invité à aller triper à Caraquet. Mine de rien, il a accepté!

Le président du festival, Stéphane Lévesque, s’est dit «honoré d’être le président de rien». Mais en réalité, ça fait depuis octobre que son équipe travaille à remplir une programmation étoffée (à voir sur festvalrien.com).

«C’est un défi, avoue celui à qui rien de fait peur. Au début, on était une gang de chums qui voulait faire venir des humoristes et avoir du fun. Ç’a viré en festival. J’étais là l’an dernier et j’ai de l’expérience dans l’événementiel. Nathan Dimitroff (le fondateur) a de grands souliers à chausser», affirme cet homme qui rit d’un rien.

Un total de 11 humoristes prendront part aux divers événements du Festival Rien, diffusé un peu partout à Caraquet. Il y aura même un spectacle à la polyvalente Louis-Mailloux. Rien que ça, c’est déjà bien.

Mais comme le Festival Rien ne fait rien comme les autres, il sera présent tout l’été. Cela a d’ailleurs commencé jeudi soir À Caraquet, par le premier de trois dates d’une mini-tournée. Ça se poursuivra vendredi à Bathurst et samedi à Shippagan.

Des partenariats ont été créés avec le Rendez-vous de la fierté Acadie Love pour le spectacle d’Alex Perron du 12 juillet. Ce sera suivi de Fred Dubé et sa lutte au guacamole le 30, la journée humour du Festival acadien de Caraquet le 5 août et l’après-spectacle de Mike Ward, le lendemain.

Il y aura également une visibilité rien de moins que montréalaise, le 26 juin, avec Cecitte c’t’un show acadien, mettant en vedette Nathan Dimitroff, Coco Béliveau, Sam Chiasson et Ryan Doucette.

Dans cette conférence de presse qui ne ressemblait à rien, le Festival Rien a voulu rendre hommage au regretté humoriste Martin Saulnier. Les gens ont offert une vibrante ovation, ce qui a fait verser une larme au président.

Quand on vous dit que le Festival Rien ne fait rien comme les autres…