La troisième saison d’À la Valdrague en tournage

La sympathique communauté de Saint-Prospère est de retour dans la Vallée de Memramcook. Le tournage de la troisième saison de la comédie À la Valdrague vient de s’amorcer. Pour ce nouveau chapitre, Rita Melanson et sa joyeuse bande tenteront de rendre leur village célèbre.

Beaucoup d’animation règne en cette première journée de tournage au Verger Belliveau. Le soleil est au rendez-vous. Techniciens et comédiens, sous le regard averti du réalisateur acadien Joël A. Robichaud, s’affairent à tourner les premières images du troisième volet de l’émission À la Valdrague de Patricia Léger qui incarne le rôle principal. Marie-Jo Thério, Paul Ahmarani, Marcel-Romain Thériault et Bianca Richard figurent parmi les acteurs de ces premières scènes tournées au kiosque du verger, vendredi.

Encore une fois, le tournage se déroulera principalement dans la Vallée de Memramcook. L’équipe rassemble environ 45 techniciens en plus des 26 acteurs et des figurants. Entièrement produite en Acadie par Mozus Productions, À la Valdrague raconte l’histoire de Rita Melanson qui revient vivre dans son village natal après plusieurs années d’absence. Celle qui n’envisageait pas de rester longtemps à Saint-Prospère se retrouve malgré elle propriétaire d’un gîte touristique et d’une église. Elle décide donc de s’installer pour de bon. Elle renouera alors avec sa grande amie Yolande (Marie-Jo Thério) et retrouvera les villageois, en essayant d’apporter un vent nouveau dans la région. Pour cette troisième saison de huit épisodes, Rita veut «mettre Saint-Prospère sur la carte», explique la productrice Suzette Lagacé.

«C’est le grand thème qui recouvre l’ensemble de la saison. C’est de faire connaître Saint-Prospère. Il va y avoir à l’Université de Moncton une conférence avec des membres des différentes municipalités pour développer le tourisme et il y aura une drôle d’intrigue qui va se développer là avec Rita et puis Gilberte (Claire Normand).»
Dans cette nouvelle saison, Gilberte qui occupe une place importante dans le récit aura à prendre de grandes décisions sur le plan personnel et professionnel. Les huit personnages principaux sont de retour et chacun évoluera au fil des émissions. Autour du groupe gravitent d’autres personnages qui apparaissent de façon épisodique.

Des intrigues qui se croisent

Bien des intrigues loufoques attendent les téléspectateurs, assure la productrice. Après un séjour dans l’Ouest canadien, Zoël (Gabriel Robichaud), l’amoureux de Terri, reviendra à Saint-Prospère avec une nouvelle amie française, Ferraille (Raphaël Butler) recevra la visite de ses parents joués par Sylvie Moreau et Alexis Martin. Edmour (Marc Lamontagne), Ferraille et Lomer vivront quelque chose de spécial en lien avec un psychiatre incarné par Paul Ahmarani qui débarque dans le village.

Pour la première fois, la série sera réalisée par Joël A. Robichaud qui pendant les deux premières saisons assurait le poste de premier assistant-réalisateur aux côtés de Jean-Marc Piché. Le réalisateur de Cap-Pelé sera maintenant seul à la barre de l’émission, entouré d’une équipe de techniciens de plus en plus expérimentés.

Mozus Productions travaille avec Joël A. Robichaud depuis dix ans. Il a réalisé, entre autres, les documentaires Agrofolie, Agrofun, Du stir en Acadie et Havrer à la Baie. Le tournage s’étendra sur 26 jours jusqu’au 10 août. La productrice espère que la météo sera clémente puisque beaucoup de scènes sont filmées à l’extérieur. C’est d’ailleurs une des particularités de cette comédie télévisée.

«On tourne beaucoup à l’extérieur et c’est pour ça qu’on peut tourner assez rapidement puisque les éclairages sont offerts par dame Nature. On a donc besoin du beau temps.»

Les producteurs disposent de trois jours de tournage et d’un budget de 315 000$ pour chaque épisode.
«C’est selon les normes d’une série de huit épisodes d’une demi-heure. Il faut vraiment qu’on soit capable de concurrencer sur tous les niveaux avec les productions à Montréal. Ce n’est pas parce qu’on est en région qu’on va nous faire des passe-droits.»

La troisième saison sera diffusée sur Radio-Canada et sur le web probablement au printemps 2020. Les producteurs envisagent déjà de développer une quatrième saison qu’ils entendent déposer auprès des bailleurs de fonds très bientôt.

«Aussi longtemps que le diffuseur est intéressé et que le public aime ça, c’est sûr que ça nous donne la possibilité de continuer. C’est une série qui a été conçue pour avoir une vie de peut-être quatre, cinq, six ans ou plus. On prend ça une année à la fois, mais le potentiel est là. Avec les personnages que nous avons, on peut continuer à développer et à faire évoluer chacun des personnages qui ont des vies très riches», a ajouté Suzette Lagacé.