Pierre Robichaud chante l’espoir des retrouvailles dans une nouvelle chanson

À l’aube du Congrès mondial acadien, Pierre Robichaud propose une nouvelle chanson, Je nous vois revenir, qui reflète bien l’esprit des grandes retrouvailles qui se dérouleront du 10 au 24 août. Une pièce prenante qui parle de retour, de communauté dispersée par l’histoire et d’espérance.

«…Nous serons ces enfants refusant de vieillir, insoumis de tout temps… affranchis, visionnaires, assoiffés d’inconnus, s’abreuvant de lumière…, chante Pierre Robichaud accompagné de Roland Gauvin et Lina Boudreau.

Le CMA approche à grands pas et plusieurs artistes de l’Acadie ne chômeront pas durant cette période. C’est le cas notamment du chanteur du groupe 1755. La formation légendaire se produira à quatre reprises pendant le CMA. Celui qui s’est remis à la composition au cours des derniers mois a plusieurs chansons en chantier. Pierre Robichaud n’avait pas lancé de nouvelle chanson depuis Aux îles, il y a au moins cinq ans. Chanson de résistance et de retrouvailles, Je nous vois revenir est d’abord venue d’un texte de l’écrivain gaspésien Sylvain Rivière qui date de quelques années.

«Quand je me suis mis à gratter les accords et que je suis allé voir dans les textes de Sylvain, j’ai vu que ce texte-là allait bien avec la musique. Je ne sais pas s’il pensait au CMA quand il l’a écrit, mais en le mettant en musique, j’ai trouvé que c’était très à propos et que ça entrait bien avec la thématique de l’été et du congrès. Je me suis dit que c’était le temps ou jamais de la lancer. Peut-être que l’année prochaine, elle aurait eu moins de signification», a raconté Pierre Robichaud.

De nouveau établi en Acadie depuis plus d’un an, plus précisément à Richibucto, après avoir vécu 33 ans au Québec, l’auteur-compositeur-interprète estime que cette chanson correspond aussi à ce qu’il vit depuis son retour au Nouveau-Brunswick.

«C’est une chanson de rassemblement qui parle de revenir aux sources.»

Pour l’accompagner dans ce projet musical, il a fait appel à deux complices de longue date, Roland Gauvin et Lina Boudreau, avec qui il a partagé la scène de nombreuses fois.

«Je voulais partager ça avec Lina et Roland Gauvin. Lina a chanté sur mes deux disques solos et ça fait une trentaine d’années qu’on se connaît. Nous avons une belle complicité ensemble, puis avec Roland, c’est juste naturel. Je trouve aussi que c’est une chanson qui nous va très bien.»

Au trio se greffent son fils Zacharie Bourgoin Robichaud et sa nièce Mélodie Bourgoin qui ont prêté leur voix sur la chanson qui a été enregistrée au studio La Classe à Memramcook sous la direction de Danny Bourgeois et de son frère Mike Bourgeois. Lancée sur les radios, la pièce peut être écoutée sur les différentes plateformes numériques.

De nouvelles chansons à venir

Surfant sur une nouvelle vague créatrice, Pierre Robichaud a plusieurs pièces en chantier. Il envisage de les enregistrer l’hiver prochain, lorsqu’il sera un peu moins occupé. Est-ce qu’il envisage de produire un troisième disque? Devant la chute des ventes de disque, il doute fort qu’il produise à un nouveau un album complet.

«Avant que j’investisse encore dans un CD, je pense qu’il faudrait que je sois viré fou un petit peu parce que c’est juste pas logique. Faire un disque, ça coûte une fortune et on en vend jamais assez pour payer ce qu’on a investi.»

Il préfère produire les chansons une à la fois pour ensuite les lancer dans l’espace public.

«Sur mon téléphone, j’ai enregistré une quarantaine d’idées de chansons et l’hiver prochain, je vais travailler pour en sortir plusieurs.»

En plus de travailler sur les tournages de la série À la Valdrague et des Newbies au cours des prochains mois, il sera en spectacle avec 1755 à Richibucto, au Festival Acadien à Caraquet et au CMA.