Un recueil dédié à la mémoire des artistes peintres méconnus de l’Acadie

Grand amateur et collectionneur de peintures d’artistes acadiens, Maurice Cormier vient de lancer L’Acadie sur toile, un recueil comprenant quelques-unes des plus beaux morceaux de sa vaste collection.

Au fil des ans, Maurice Cormier a fait l’acquisition de nombreuses œuvres de ce qu’il appelle communément, des «peintres du dimanche». Il s’agit d’artistes peu connus du grand public, absents des enseignements universitaires et des livres d’arts de l’Acadie, mais dont la contribution n’est pas moindre pour autant.

Son impressionnante collection privée est estimée à plus de 18 000 tableaux, certainement l’une des plus imposantes collections de toiles en Acadie. Grand amateur d’art qui a fait carrière dans le secteur de la fonction publique, M. Cormier cumule ces toiles depuis maintenant 40 ans. Dimanche à la Galerie Restigouche de Campbellton, il a procédé au lancement de son premier recueil consacré à ces peintures. Comprenant quelque 250 photos d’œuvres et plus de 1000 biographies d’artistes, l’ouvrage de 400 pages brosse un aperçu de l’art en Acadie allant de la période de la déportation jusqu’au début des années 1900.

L’objectif de M. Cormier, dévoiler une facette peu explorée de la peinture en Acadie, celles des peintres non professionnels.

«On a des gens qui ont fait un travail extraordinaire, mais qui, malheureusement, n’ont jamais vraiment été reconnus. Mais ce travail a tout de même une grande valeur, et je trouvais important de le documenter. C’est en quelque sorte une autre façon de voir l’évolution de l’art chez nous, un effort de mémoire pour notre société acadienne», exprime l’auteur, soulignant que ces artistes font aussi partie du patrimoine.

Selon lui, ces œuvres ont une grande importance en soi puisque nombre d’entre elles dépeignaient la réalité quotidienne des gens de leur époque. Plusieurs ont également servi à orner les murs des maisons à une période où l’art était beaucoup moins accessible.

«Ces peintres ont souvent appris la peinture par eux-mêmes. La plupart n’ont pas fait de grandes études dans ce domaine. Ils ont développé leur art et l’ont perfectionné, simplement parce qu’ils avaient le goût de peindre ainsi qu’un grand talent pour le faire», indique M. Cormier.

Selon ce dernier, il existe déjà des recueils regroupant les grandes œuvres artistiques acadiennes.

«Mais à ma connaissance, il n’y a pas d’ouvrage qui se soit penché aussi en profondeur à l’apport des artistes peintres méconnus», exprime M. Cormier, soulignant que son recueil est l’aboutissement d’un travail de recherche qui aura duré plus de 25 ans.

Bien qu’originaire de Moncton, c’est à Campbellton que l’auteur a pourtant lancé officiellement son recueil. Pourquoi la Galerie Restigouche? C’est qu’au cours des dernières années, un lien particulier s’est créé entre le collectionneur et la salle d’exposition restigouchoise. En 2015, la Galerie a d’ailleurs consacré une exposition entière à la collection de M. Cormier qui mettait alors en vedette 70 de ses toiles préférées. L’idée de publier ce recueil remonte d’ailleurs à cette même époque. C’est également cette institution qui, par le truchement de subventions, est parvenue à récolter suffisamment de fonds pour financer en grande partie la conception du recueil.

Le recueil L’Acadie sur toile est publié aux éditions GID.

Cynthia Blanchette lors du lancement de son livre. – Gracieuseté: Festival Western – Roger Grandmaison

Découvrir sa «cowgirl» intérieure

Une autre publication vient de paraître au Restigouche, cette fois un ouvrage portant non pas sur l’art, mais sur la croissance personnelle.
Figure bien connue de Saint-Quentin, Cynthia Blanchette a profité du récent Festival Western pour procéder au lancement officiel de son livre Ta vie, mon festival.
Le titre de ce dernier évoque certes le fameux festival de sa communauté et au sein duquel elle a oeuvré (au niveau administratif) pendant dix années. Il ne s’agit toutefois pas d’un résumé d’anecdotes à propos de cet événement annuel ni une suite de conseils sur la façon de bien organiser un festival. Dans son livre, l’auteure raconte la façon avec laquelle elle a attaqué ses plus grandes étapes et les plus grands défis de vie, tant au niveau professionnel que personnel.
«Je partage mon histoire. J’ai vécu presque en même temps un paquet de bouleversements, un changement de carrière, un divorce, les naissances de mes enfants (clinique de fertilité, hospitalisation), etc. En fait, je suis passé au travers ce que plusieurs autres femmes ont vécu également, mais je tenais à le mettre sur papier pour démontrer l’importance de s’écouter et prouver que même lorsqu’on tombe par terre, on peut se relever», explique Mme Blanchette.
Avec ce livre, l’auteure désire inviter les lecteurs à faire comme elle, soit à quitter leur zone de confort afin de pouvoir vivre pleinement leur vie, à cheminer afin de se réaliser.
Ta vie, mon festival est publié aux éditions Escapade Répit Bonheur.