Les Fireflies: trois violoneuses dans la lumière

Naviguant dans des styles musicaux d’inspiration traditionnelle, de l’Irlande, de l’Écosse et de l’Acadie, les violoneuses Christine Melanson, Louise Vautour et Samantha Robichaud ont créé un nouveau trio Les Fireflies qui se veut avant tout lumineux.

Si chacune poursuit une carrière solo avec des approches bien à elles, il reste que parfois l’union fait la force. Parallèlement à leur carrière respective, elles ont eu envie de se réunir afin de donner encore plus d’énergie à leur musique. Pour ces trois musiciennes, le violon n’a plus de secret.

«C’était le projet que j’attendais. J’avais soif de travailler avec des gens et d’exercer d’autres parties de mon talent avec les filles. Samantha Robichaud est plus old time, Louise Vautour est plus irlandaise et moi je fais davantage de la musique écossaise et du Cap-Breton», raconte Christine Melanson.

Après avoir donné une dizaine de spectacles, Les Fireflies lanceront un premier album éponyme le 30 juillet à Dieppe. Ce disque rassemblera des pièces instrumentales et des chansons, des œuvres du répertoire traditionnel ainsi que des compositions originales des trois musiciennes. En optant pour les lucioles (Fireflies), les musiciennes souhaitent justement ajouter un peu de lumière autour d’elles.

«J’aime le fait qu’une mouche à feu bouge rapidement, qu’il y a une lumière, c’est vite et je crois que ça représente un peu ce qu’on fait. Il y a quelques chansons qui sont plus tristes, mais au final, ça donne de la lumière, de la vie et de la joie.»

L’idée du trio est venue d’abord de Samantha Robichaud qui en a parlé à Christine Melanson lors d’un voyage à Washington pour un spectacle. L’idée a fait son chemin et elles ont contacté Louise Vautour. L’ancienne membre du collectif Ode à l’Acadie a donc joint les deux autres violoneuses.

«Nous sommes des amies à la base et nous avons beaucoup de choses en commun, dont l’amour pour le violon et la musique celtique.»

Les harmonies, les percussions et le violon…

En plus du violon, elles chantent et jouent d’autres instruments, donnant ainsi du dynamisme à leur musique. Quand les trois violons embarquent, c’est puissant, souligne Christine Melanson. Elles essaient aussi de donner une touche de modernité, de vigueur et même électrique à leur musique d’inspiration traditionnelle celtique.

«Il y a beaucoup d’énergie dans ce qu’on fait. On est dans le celtique, c’est un mix de celtique, new wave, old time, un peu d’Irlandais et d’Écossais.»

Elles ont travaillé avec l’auteur-compositeur-interprète et instrumentiste JP Cormier de la Nouvelle-Écosse qui a coréalisé l’album. C’est dans son studio qu’ils ont enregistré leur disque.

«C’est une légende dans le monde du folk et du traditionnel. Il a plusieurs talents, il fait de la composition et c’est un instrumentiste inégalé. Je suis arrivée là et tout de suite, nous sommes devenus comme des meilleurs amis. On a passé quatre jours avec lui dans son studio en Nouvelle-Écosse entre Truro et Halifax.»

Leur rêve est de se rendre aussi loin que possible, peut-être même au Prix Juno.

«Le rêve ultime de Samantha Robichaud serait qu’on se rende au Juno. Ce serait un de mes rêves aussi. En mettant trois têtes ensemble, ça marche beaucoup mieux. Quand on est juste un violoneux solo, c’est plus difficile, mais quand il y a un groupe derrière, il y a plus de dynamisme.»

Samantha Robichaud qui a déjà plusieurs albums à son actif s’est produite un peu partout dans le monde, tandis que Christine Melanson s’apprête à entrer en studio pour enregistrer son deuxième disque, Cent millions d’années, qui révélera ses talents d’auteure-compositrice-interprète.

D’ici là, le groupe sera en spectacle le 30 juillet au Centre des arts et de la culture de Dieppe, le 10 août au Festival Acadien, le 15 août à Shediac et le 17 août à la réunion des LeBlanc au Congrès mondial acadien. Pour le spectacle de lancement à Dieppe, le trio sera accompagné de JP Cormier et de François Émond.