Des mamans et des papas remportent le tournoi d’improvisation le Zèbre d’or

Un peu comme le vélo, l’art de l’improvisation ne se perd pas, même pour les joueurs occasionnels, soutient le capitaine de la Ligue des mamans et des papas, Rémi Goupil, qui a remporté le tournoi annuel Le Zèbre d’or.

«Je ne pense pas que l’impro se perd, ça reste tout le temps en dedans de soi. Dans la vie de tous les jours, on utilise toujours l’impro que ce soit dans nos remue-méninges au travail ou à la maison avec les enfants. C’est parfois la confiance qu’on peut perdre, mais quand on assume toutes nos idées bonnes aux mauvaises, on retrouve la confiance», a déclaré Rémi Goupil.

Six équipes qui ont rassemblé une trentaine de joueurs de plusieurs régions du Nouveau-Brunswick ont participé au 6e tournoi d’improvisation Le Zèbre d’or, du 26 au 28 juillet, à la Salle Bernard-LeBlanc à Moncton. Après avoir disputé trois matchs préliminaires, la demi-finale et la finale, la Ligue d’improvisation des mamans et des papas a mis la main sur le fameux Zèbre d’or. Selon le capitaine de l’équipe, la lutte a été serrée jusqu’à la toute fin. Ils ont terminé avec un pointage de cinq à trois face à l’équipe maison.

«Même si nous n’avions pas joué ensemble avant, la chimie s’est développée super rapidement et nous avions aussi un point en commun d’être papa et maman. De match en match, nos improvisations se sont améliorées. À l’intérieur de l’équipe, il y avait des forces différentes et toujours beaucoup d’énergie quand on montait sur la scène», a-t-il exprimé.

Improvisateur un jour, improvisateur toujours

À chaque année depuis six ans, Improvisation NB organise un tournoi pour les improvisateurs de 18 ans et plus. Certains joueurs sont encore très actifs dans le monde l’improvisation dans la province, soit comme entraîneur, arbitre ou organisateur, tandis que d’autres jouent seulement quelques fois par année. Les équipes changent donc d’année en année.

Pour Rémi Goupil, qui est aussi le directeur du Service à la vie étudiante et socioculturelle de l’Université de Moncton, Le Zèbre d’or est devenu un rendez-vous annuel incontournable. Nouvellement papa, il a décidé de réunir une équipe de parents.

«L’amour de l’improvisation vient du fait qu’on peut s’exprimer et faire ce qu’on veut. La communauté qui tourne autour est un monde à part. On peut explorer toutes sortes de choses qu’on n’aurait pas la chance d’explorer dans d’autres activités. Il y a moins de restrictions que dans les autres arts de la scène. En tant qu’improvisateur, on est aussi metteur en scène, comédien, réalisateur», a affirmé celui qui a fait de l’improvisation de façon intensive pendant plus de 15 ans.

Au Nouveau-Brunswick, les circuits d’improvisation sont bien développés au secondaire et à l’université. Par contre, il n’y avait rien pour les joueurs à l’extérieur du système d’éducation jusqu’à il y a six ans. Improvisation NB a donc décidé de combler cette lacune en créant le Zèbre d’or.

Pour être un bon improvisateur, il faut avant tout assumer pleinement ses idées, ne pas avoir peur du ridicule et se lancer, souligne le capitaine. Avant les matchs, les membres de la Ligue des mamans et des papas ont effectué des impros éclair de quelques secondes, leur permettant ainsi d’activer leur cerveau.

«En improvisation, la rapidité d’esprit permet de faire des liens avec ce que l’autre joueur va dire pour faire avancer l’histoire.»

En déplaçant l’événement de l’amphithéâtre Jacqueline-Bouchard à la Salle Bernard-LeBlanc, les improvisateurs ont pu se rapprocher du public et ressentir leur énergie. Entre 30 et 50 spectateurs ont assisté à chacun des matchs, a fait savoir Rémi Goupil. L’équipe gagnante était formée de Rémi Goupil, Sarah Grandisson, Sébastien Haché, Joëlle Martin et Mathieu Chalifoux.